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Roi des retournés, Ayoub El Kaabi a encore frappé !
Auteur d'un retourné exceptionnel lors du premier match de la CAN face aux Comores, l'attaquant de l'Olympiakos a remis le couvert hier contre la Zambie pour propulser le Maroc en huitième de finale de la compétition.
Il y a eu la mythique « Madjer » de Rabah Madjer, l'élégante roulette de Zinédine Zidane, l'imprévisible « Jay-Jay » de Jay-Jay Okocha, ou encore la légendaire virgule popularisée par Ronaldinho parmi les gestes techniques « signature » les plus marquants des dernières générations. Ayoub El Kaabi, lui, n'a rien inventé, mais sa maîtrise dans l'art du ciseau retourné ne manquera pas de passer à la postérité. Après les « papinades » de Jean-Pierre Papin, les « coups de carabine » d'Ayoub El Kaabi n'ont rien à envier à son aîné !
Dans la légende de la CAN
Le buteur marocain de 32 ans a confirmé aux yeux du monde la légende qui faisait de lui l'un des experts en la matière. Face aux Comores en ouverture de la CAN dimanche dernier, il s'est offert un retourné exceptionnel pour libérer le Stade Prince Moulay Abdellah, scellant la victoire des Lions de l'Atlas avec la manière (2-0), sur un centre d'Anass Salah-Eddine.
L'histoire était déjà magnifique et son but fait d'ores et déjà partie des plus beaux de l'histoire de la compétition. Mais Ayoub El Kaabi ne s'est pas arrêté là ! Hier, pour le match décisif en vue d'accrocher la première place du groupe A, l'attaquant de l'Olympiakos a d'abord ouvert le score d'une tête plongeante sur un corner joué en deux temps... avant de s'envoler à nouveau.
Cette fois, c'est sur un coup-franc joué en deux temps qu'Azzedine Ounahi a trouvé son coéquipier d'un centre vers le point de penalty. Ce dernier s'est exécuté en signant un nouveau ciseau retourné parfait afin d'assurer par la même occasion la qualification du Maroc en huitième de finale (3-0). Validé par la VAR après de longs instants d'hésitation, ce but place déjà Ayoub El Kaabi parmi les sensations de cette CAN 2025.
« Le plus important pour nous, c'est de marquer des buts, peu importe qui et comment », a-t-il déclaré après avoir été élu homme du match. « Grâce à Dieu, c'est moi qui marque et j'en suis très heureux. Il faut espérer continuer sur cette lancée ».
Cycliste chevronné !
Aussi incroyable que cela puisse paraître, il s'avère que l'attaquant des Lions de l'Atlas n'en est pas à son coup d'essai, et parvient comme personne à dompter ce geste aussi rare que magnifique.
C'est même un véritable expert de la bicyclette. Il suffit de parcourir le web pour se rendre compte qu'il en compte peut-être déjà une dizaine à son actif en plus de dix ans de carrière en pro, en club et en sélection marocaine.
Avant la CAN, son dernier retourné en date remonte à il y a à peine quelques mois face au Bénin, avec la encore, un geste exécuté à la perfection pour un succès 1-0 du Maroc. Ses deux nouveaux coups de carabine ne font que rappeler à quel point il est redoutable dans cet exercice.
De la concurrence au poste
Au delà de ses coups de grâce, Ayoub El Kaabi a su saisir sa chance malgré une grosse concurrence pour s'assurer se place au poste de numéro 9 titulaire et répondre présent dans cette phase groupes.
Un peu à l'image de sa carrière, lui qui s'est révélé sur le tard, après un passage en Chine, et qui s'éclate désormais depuis plus de deux saisons à l'Olympiakos, il a réussi à coiffer sur le poteau tous les autres candidats, Soufiane Rahimi, Youssef En-Nesyri, qui semblent désormais cantonnés à des rôles de jokers, tandis que le Lillois Hamza Igamane se remet toujours de blessure.
Déjà auteur de 15 buts en 22 matchs cette saison en Grèce, Ayoub El Kaabi est arrivé sur sa lancée et ses trois buts en trois matchs ne font que renforcer son statut de titulaire pour la suite de la compétition, même si Walid Regragui a insisté sur les qualités et l'importance de sa profondeur d'effectif. « Rien n'est ni fixé ni figé. On va avoir besoin de tout le monde », a-t-il rappelé. « Tout le monde est concerné. On est une famille et on va avoir besoin de tout le monde ».









