Les Bleus rêvent des J.O.

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C'est, de leur avis, l'été le plus important de leur carrière en équipe de France. En quelques semaines, les Bleus vont disputer un tournoi de qualification olympique qui pourrait leur offrir un billet direct vers Tokyo, avant un championnat d'Europe qu'ils disputeront devant le public tricolore pour la première fois depuis 40 ans. Cet été peut-être magique pour la "Team Yavbou" mais c'est avant tout un énorme challenge sportif qui s'offre à elle. Et tout commence donc ce week-end à Gdansk, par ce que l'on peut considérer comme un col hors catégorie.

Les Bleus doivent en effet terminer premiers d'un groupe de quatre où l'on retrouve la Slovénie, la Tunisie et surtout la Pologne, double championne du monde en titre, et qui évoluera à domicile. Surtout que, en tant qu'organisateurs, les Polonais ont réservé un traitement assez dingue à leurs amis français: premier match ce vendredi soir contre la Slovénie (20h30), vice-championne d'Europe 2015, puis enchaînement dès samedi 15h contre la Pologne, qui la veille aura affronté la Tunisie (17h), et conclusion face aux champions d'Afrique le dimanche à 12h. Soit nettement moins de 24 heures de récupération entre les rencontres. De quoi faire grincer quelques dents chez Laurent Tillie et ses hommes, qui ont choisi de s'en servir comme une source supplémentaire de motivation.

Eviter le tournoi de rattrapage en janvier

En face, les Polonais, en plus de compter sur le soutien des 15 000 spectateurs de l'Ergo Arena, ont un nouvel atout dans leur jeu: Wilfredo Leon, le phénomène cubain, naturalisé cet été. Imaginez une sélection nationale en football qui récupérerait Lionel Messi après avoir remporté les deux dernières Coupe du monde... Le joueur de Pérouse n'est pas le meilleur réceptionneur du monde, sans doute, mais son service et sa puissance en attaque vont apporter de nouvelles armes à l'équipe dirigée par le Belge Vital Heynen.

Pour les Bleus, qui restent sur un succès probant contre les USA en amical (3-0), et sur une Volleyball Nations League où le staff a su faire tourner pour ménager les corps et les têtes, le défi est grand mais la carotte est encore plus belle. En cas de succès, le rêve olympique prendrait forme, sachant qu'en cas d'échec il resterait une chance, avec le tournoi de rattrapage qui réunira les sept meilleures nations européennes non-qualifiées (avec une seule place en jeu). Se qualifier pour Tokyo dès ce week-end changerait tout pour les coéquipiers de Benjamin Toniutti, qui étaient rincés à Rio, en 2016, après avoir dû arracher leur place aux Jeux quelques semaines plus tôt seulement. Depuis, ils ne rêvent que de rachat olympique. Autant dire qu'ils attendent ce week-end polonais depuis pratiquement trois ans.