Real Madrid - Zidane, 50 matchs et trois Ligues des Champions...

AFP

Déjà adjoint, en 2014, c'est en Ligue des Champions que "Zizou" a su imprimer sa patte sur le banc du Real, qu'il dirigera mercredi en C1 pour la 51eme fois. Les images du Français hurlant près de son mentor Carlo Ancelotti, qui l'observe désabusé, alors que l'Atlético menait encore 1-0 dans les ultimes minutes - avant l'égalisation de Sergio Ramos de la tête dans le temps additionnel - sont restées gravées. Il ne peut s'empêcher d'aller célébrer les buts avec les joueurs, en costard-cravate, notamment lors de la prolongation qui voit finalement le Real l'emporter 4-1.


 



En 2016, pour sa première saison, le nouveau coach en chef connaît une de ces soirées de survie dont il a tant fait sa spécialité depuis... Battu par Wolfsbourg 2-0 en quarts de finale aller, il réussit la "remontada" face aux Allemands, 3-0 grâce à un triplé du symbole Cristiano Ronaldo. Il devient alors le septième entraîneur français à atteindre les demi-finales de Ligue des Champions. Avant de passer dans une toute autre dimension, celle qui le consacre d'ores et déjà parmi les plus grands techniciens de l'histoire.

L'exploit de Zinedine Zidane sur la scène européenne, avec ses trois sacres de rang de 2016 à 2018, restera assurément inégalé pendant longtemps. Personne, depuis l'instauration de la Ligue des Champions en 1992, n'avait remporté la compétition ne serait-ce que deux fois de suite... Le remake face à l'Atlético en 2016, d'abord, est un nouveau modèle d'opiniâtreté conclu aux tirs au but (1-1 a.p., tab : 5-3). La marque de fabrique de la bande à "Zizou", portée au firmament par un Sergio Ramos encore égalisateur.

En 2017 puis 2018, les succès sont plus aisés : 4-1 face à la Juventus, puis 3-1 contre Liverpool avec le fameux doublé de Gareth Bale (auteur de son ciseau lunaire). Le discours du champion du monde 98 dans le vestiaire à la mi-temps des deux finales, à chaque fois révélé quelques mois plus tard, prouve que ce dernier n'est pas qu'un dieu charismatique, mais bien un technicien. Appuyant sur des détails précis sur les placements individuels, le jeu de transition ou la bataille du milieu, il conclut par ce qui est devenu un mantra inamovible : "Restez tranquilles, surtout. Ils auront des occasions, mais on doit suivre notre chemin et rester positifs jusqu'à la fin, car on en aura aussi." C'est ça, le Real de Zinedine Zidane. Trois ans plus tard, même sans Cristiano Ronaldo, rien n'a changé.




 


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