Ligue des champions : Zidane sous pression, quelle pression ?

Reuters

On le disait dos au mur, après deux défaites consécutives, contre Cadix en Liga (0-1) puis quatre jours plus tard face au Shakhtar Donetsk en Ligue des champions (2-3). Longtemps considéré comme intouchable, Zinedine Zidane a-t-il sauvé sa tête grâce à la victoire 3-1 du Real Madrid contre le FC Barcelone au Camp Nou ? Ce qui est sûr, c’est qu’une défaite dans le Clasico n’aurait pas arrangé son cas. Mais il n’est pas tiré d’affaire pour autant. Car le club merengue n'a déjà presque plus le choix en C1 avant de se déplacer sur la pelouse du Borussia Mönchengladbach mardi soir, une semaine avant la réception de l’Inter Milan.

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Kroos : "On n'a jamais douté de Zidane"

Une deuxième défaite d’affilée dans la prestigieuse compétition européenne ferait indéniablement tache. Mais l’entraîneur français peut compter sur le soutien de ses joueurs, qu’il défend systématiquement et ne critique jamais publiquement. Et ils n’ont pas ménagé leurs efforts chez l’éternel rival catalan, remportant leur premier succès dans son antre en Liga depuis 2016. "On n’a jamais douté de Zidane, a clamé Toni Kroos en conférence de presse. On gagne et on perd ensemble. On ne peut pas dire qu’on n’est pas derrière lui parce qu’on a perdu une fois. C’est la chose la plus facile à faire quand quelque chose ne va pas, mais on n’est pas comme ça."

"La pression sera toujours là"

Et qu’en pense l’intéressé ? Comme à son habitude, le champion du monde 1998, qui a laissé sur le banc Isco et Marcelo à Barcelone, n’a pas cherché à se mettre en avant, vantant les mérites de ses joueurs. L’homme n’est pas du genre à craquer sous la pression, inhérente à son poste. Encore plus dans un club aussi exposé que le Real Madrid. Il y un an presque jour pour jour, "ZZ" avait d’ailleurs déjà été très contesté avant un match de Ligue des champions contre Galatasaray, en raison d’un début de saison particulièrement compliqué. "Moi, je veux être là, sur le banc, toujours. On connaît la situation. Mais ta question, tu dois la poser à quelqu’un d’autre, avait-il répondu, alors qu’il était questionné sur son avenir. Je ne suis pas surpris, non. Les gens sont libres de donner leur avis. Je l’ai vécu comme joueur, puis comme entraîneur. J’aime aussi ces moments compliqués, un peu difficiles. (…) La pression sera toujours là." Et jusqu’à maintenant, il l’a plutôt bien gérée…

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