Ligue des Champions : "Vini", vidi, vici pour le Real Madrid

Reuters

L'attaquant a débloqué la finale en reprenant, seul au second poteau, le centre de Federico Valverde (59e). Il a été le héros inattendu cette affiche, comme l'avait été Gareth Bale en 2018 lors du dernier sacre européen des Madrilènes. C'était déjà face aux "Reds", à Kiev (3-1). Entré à l'heure de jeu, le Gallois avait signé un doublé en fin de match. "Vini" aussi, a déboulé à moment inespéré pour le club merengue qui souffrait dans le jeu. A part un petit pont sur Ibrahima Konaté (35e), il a longtemps erré dans le camp anglais sans trouver de solutions, tout comme Karim Benzema, privé d'opportunités.

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Il a profité d'un oubli défensif de Trent Alexander-Arnold pour faire mouche sur la première frappe cadrée des Espagnols. Son efficacité colle à l'identité d'un Real insubmersible, qui n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il était au pied du mur, cette saison. Jusque-là, il n'avait pas marqué lors des "remontadas" contre le Paris SG (8e retour, 3-1), Chelsea (quart retour, 2-3 a.p.) et Manchester City (demies, 3-1 a.p.). Mais cela ne l'a pas empêché de se faire une place, dans le couloir gauche, aux côtés de l'insatiable Benzema, auteur d'un exercice 2021-2022 stratosphérique (44 buts en 46 matches) qui le place comme le favori pour le prochain Ballon d'Or.

"Ils s'entendent très bien. Le temps les a tous deux aidés à s'entendre", a reconnu leur entraîneur Carlo Ancelotti, début mai. Dribbleur hors pair présenté comme un futur "crack" lorsqu'il jouait pour Flamengo, Vinicius a réalisé des progrès dans la finition, avec 22 buts toutes compétitions confondues cette saison, contre six l'an dernier. Il a terminé troisième ex-aequo du dernier classement des buteurs en Liga. Sans conteste, Vinicius s'est révélé cette saison, après trois premières années mitigées pour celui qui a été acheté 45 millions d'euros en 2018. C'est "un joueur qui a quelque chose de spécial dans ses pieds et dans son corps", a déclaré Ancelotti fin novembre. "Je savais que dans le dribble, le un contre un, il est très fort, mais ce qui a surpris tout le monde, c'est sa capacité à marquer des buts.

" Son efficacité ferait presque oublier aux fans la non-venue de Kylian Mbappé, que le Real courtisait, mais qui a choisi de prolonger au Paris SG jusqu'en 2025. Ou la polémique d'octobre 2020, quand "KB9" avait fait la une de la presse espagnole avec ce conseil glissé à son compatriote Ferland Mendy à la mi-temps d'un match de C1: "Il fait ce qu'il veut. Frère, joue pas avec lui! La vie de ma mère. Il joue contre nous!". L'ancien phénomène de précocité a désormais sa place dans la longue histoire du Real Madrid, tel un briscard. Et pour lui, elle est loin, la fin...

 

                


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