Ligue des Champions - Rennes n'a tenu qu'une mi-temps à Séville

Panoramic

L'apprentissage continue : pour le deuxième match de Ligue des champions de son histoire, Rennes, sans ses cadres Steven Nzonzi (suspendu) et Eduardo Camavinga (diminué), a longtemps résisté avant de céder 1-0 mercredi à Séville dans le cadre de la deuxième journée de C1. Symptomatique : c'est sur une longue passe de Fernando pour Marcos Acuña, et un centre de l'Argentin pour Luuk de Jong (55e), que Rennes a fini par rompre sous les assauts répétés des vainqueurs en titre de la Ligue Europa. Mais les Rennais peuvent nourrir des regrets. Car pendant longtemps, les hommes de Julien Stéphan ont plié sans rompre. Les rouge et noir ont énormément souffert des longues transversales à répétition destinées à Jesus Navas et Munir El Haddadi, très remuant mercredi soir, par-dessus la défense bretonne. 

Transversale, centre, tir : l'action-type du plan de jeu proposé par le technicien basque Julen Lopetegui... et un plan efficace, vu l'outrageuse domination de ses hommes, avec 11 corners à rien, et 22 frappes à deux. "Pour notre première expérience dans cette compétition, on savait qu'on serait outsider partout ou presque", justifiait d'avance le technicien rennais Julien Stéphan mardi en conférence de presse.

Doku, remuant


Dommage pour Rennes, longtemps resté imperméable aux assauts andalous, mais qui n'a jamais réussi à profiter de cette étanchéité et de la maladresse adverse pour prendre l'avantage. Toutes les occasions bretonnes ont été bêtement gaspillées, à l'image de ce centre raté (12e) ou de cette frappe contrée de Martin Terrier (33e). Serhou Guirassy bien cadenassé par les anciens défenseur de Ligue 1 Diego Carlos et Jules Koundé (tout juste remis de sa semaine de confinement après un test positif au coronavirus), seul Jérémy Doku, sur son aile droite, a tenté de porter le danger dans le camp sévillan.

C'est là que l'absence des internationaux français Steven Nzonzi et Eduardo Camavinga s'est fait sentir dans l'entrejeu rennais : sans leurs deux repères, les hommes de Julien Stéphan ont manqué de contrôle, de lecture de jeu, et ne sont pas parvenus à s'organiser pour relancer proprement. "C'est très regrettable et très pénalisant pour nous, on devra s'adapter", avait soufflé Stéphan mardi. "Leur absence est préjudiciable pour toute l'équipe", avait abondé Serhou Guirassy dans la foulée.

Et cela n'est pas allé en s'arrangeant pour les rouge et noir : à la 14e, le défenseur central international italien Daniele Rugani doit céder sa place, visiblement touché à la jambe gauche, et est remplacé par Nayef Aguerd. Puis dès le retour des vestiaires, Benjamin Bourigeaud quitte le terrain à son tour de manière prématurée, remplacé par James Léa-Siliki.

Chelsea en vue
 


L'apprentissage est rude, mais Rennes n'en est qu'à ses balbutiements dans la plus grande ligue européenne... ce qui mène à des approximations, à l'image du capitaine Damien Da Silva, qui a oublié d'échanger son fanion avec son homologue du Séville FC Jesus Navas avant le coup d'envoi. Après un nul lors de la première expérience de l'histoire du club en Ligue des champions contre Krasnodar (1-1) la semaine dernière, Rennes devra encore attendre pour ramener une première victoire historique en C1.

Et ses soucis risquent de se corser à Stamford Bridge contre l'illustre Chelsea, prochain rendez-vous des Rennais en Ligue des champions mercredi. Côté sévillan, Lopetegui peut souffler, après la défaite contre le modeste Eibar (1-0) le week-end dernier en Liga. Mais les reproches adressés à sa formation depuis plusieurs semaines n'ont pas été réparés. Après avoir remporté quatre des six dernières Ligues Europa, Séville devra retrouver l'efficacité offensive qui faisait sa force la saison passée, s'il veut passer le cap au sein de la "grande" coupe d'Europe.