Ligue des Champions : Paris SG, la "Guerre des goals" n'aura pas lieu ?

Panoramic

C'est le retour de la "Guerre des goals". Puisque le PSG est déjà qualifié pour les huitièmes de finale et sûr de finir deuxième de son groupe avant cette 6e et dernière journée, les regards peuvent se tourner vers la construction d'un meilleur jeu collectif... et vers la lutte entre les deux portiers. Navas et Donnarumma alternent pour l'instant dans un ballet relativement équilibré, que l'entraîneur Mauricio Pochettino semble bien chorégraphier: le premier a joué un peu plus (13 matches contre 9), mais il a disputé les quatre premiers matches de la saison quand l'Italien digérait son titre de champion d'Europe. Cette alternance "est différente de ce que vous avez connu par le passé, on a deux très bons gardiens, c'est notre façon de la gérer", explique le technicien. "Nous pensons que c'est la bonne solution pour l'équipe, c'est bien qu'ils puissent avoir la possibilité de jouer tous les deux".

Jusqu'ici le duel réussit plutôt au PSG. L'erreur du Costaricien samedi sur la frappe de Seko Fofana est la première vraie bourde d'un portier parisien cette saison. Mais Navas a aussi réussi de beaux arrêts, comme souvent. Mauricio Pochettino garde ses secrets, difficile de savoir lequel jouera contre Bruges, qui de son côté a encore quelque chose à jouer: pour finir troisième et poursuivre en Ligue Europa, le club flamand doit obtenir un meilleur résultat que le RB Leipzig contre Manchester City.

Un certain équilibre 

"J'ai toujours joué, donc ça fait mal de parfois rester sur le banc."

Taiseux en public, Navas ne s'est guère exprimé sur la concurrence. Tout juste a-t-il lâché un: "Vous aimez la polémique" à des journalistes du Costa Rica l'interrogeant sur le sujet. Donnarumma s'est montré plus disert. Cette concurrence "ne perturbe pas mes performances, mais il est certain que ça me perturbe personnellement car ce n'est pas simple", a admis "Gigio" en novembre sur une chaîne brésilienne, TNT Sports Brasil. "J'ai toujours joué (titulaire, NDLR), donc ça fait mal de parfois rester sur le banc. Mais je suis serein et je suis sûr que la situation se résoudra", poursuivait-il.

Élu meilleur joueur de l'Euro, puis trophée Yachine du meilleur gardien du monde la semaine dernière lors de la soirée du Ballon d'Or, Donnarumma piaffe d'impatience. Mais Navas (34 ans) est un pilier du vestiaire du PSG depuis deux ans et demi, et sur le terrain ses performances sont également irréprochables, hormis ce but à Bollaert. Les chiffres traduisent un certain équilibre entre les deux gardiens, avec un avantage au doyen, qui a commencé la saison seul.

"Deux des meilleurs gardiens au monde" 

Le Costaricien encaisse sensiblement plus de buts, 17 en 13 matches de L1 et C1 (3 "clean sheets", match sans prendre de but), contre 8 en 9 matches pour l'Italien (3 clean sheets aussi). Louanges équitablement partagées également. Marco Verratti parlait ainsi du duo dans La Gazzetta: "Nous avons deux des meilleurs gardiens au monde. Navas, c'est un phénomène, il nous a sauvés dans beaucoup de matches, il est important pour l'équipe". "C'est la même chose pour Donnarumma. Gigio est jeune mais ambitieux", évaluait le plus ancien joueur de l'équipe actuelle, qui a connu des concurrences peu fructueuses entre gardiens, entre Salvatore Sirigu et Kevin Trapp ou entre Alphonse Aréola et Gianluigi Buffon, qui finissaient par faire perdre leurs moyens aux deux.

"C'est peut-être difficile de choisir pour Pochettino, mais au bout du compte il y aura de la place pour les deux", assurait Verratti. Pour "Poche", "c'est important pour l'équipe, nous tirons des bénéfices du fait qu'ils soient tous les deux pleinement concernés. Pour le moment ils sont dans une très bonne situation, ils acceptent très bien la concurrence et jouent le jeu de l'alternance, tous les deux montrent un très bon niveau". Jusqu'ici, la "Guerre des goals" n'a pas eu lieu.

Pochettino revient sur sa gestion des gardiens :


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