Ligue des Champions : Paris a les cartes en mains

Reuters

"Les chiffres dans ce groupe sont clairs. On a besoin de points", résume Jesse Marsch, l'entraîneur du RasenBall qui compte deux défaites lors des deux premières journées. Mais le PSG aussi, pour conforter son statut de patron. "Comme Leipzig, nous avons besoin d'une victoire et des trois points pour rester en tête du groupe", assure Mauricio Pochettino.

L'entraîneur parisien est privé de Neymar (adducteurs), d'Angel Di Maria (suspendu) mais Mauro Icardi, qui traverse une crise conjugale, est bien dans le groupe. Et il lui reste surtout Kylian Mbappé et Lionel Messi, un duo qui a marqué un formidable deuxième but pour assommer City il y a trois semaines (2-0) et frapper un joli coup dans le ciel européen. "Unis pour le meilleur" espère L'Equipe qui affiche en Une une photo du Français et de l'Argentin ensemble lors d'un échauffement, quand Le Parisien s'interroge sur l'absence de Neymar. "C'est quoi le problème ?" titre le quotidien à propos "d'un énième couac pour le crack après un début de saison décevant".

Leipzig de son côté "n'est pas dans la même forme que ces dernières années" comme le souligne le Leipziger Volkszeitung, même si Christopher Nkunku reste une "menace" selon le journal local. En Bundesliga, le club végète à la huitième place, loin de ses ambitions de contrarier le Bayern Munich, comme l'an dernier, lorsqu'il avait terminé vice-champion d'Allemagne.

Mais Pochettino se méfie d'une équipe "énergique", et puis les deux clubs se connaissent bien. Le PSG s'était imposé en demi-finale du "final 8" de C1 2020 (3-0) mais avait souffert l'an dernier en phase de poules, perdant en Allemagne (2-1) avant de s'imposer d'une courte tête à Paris (1-0). Avec 4 points, le PSG a l'occasion de se détacher pour les deux premières places car le Club Bruges (4 pts) et Manchester City (3 pts) s'affrontent directement. L'un des deux, voire les deux, va laisser des plumes.

Affiche Atlético-Liverpool

Dans les autres rencontres, la plus belle affiche oppose l'Atlético Madrid à Liverpool, et deux entraîneurs stars, Diego Simeone chez les "Colchoneros", et Jürgen Klopp sur le banc des "Reds". Antoine Griezmann ou l'ancien Red Luis Suarez d'un côté, Mohamed Salah ou Sadio Mané en face, la rencontre promet entre deux géants de ces dernières années. A eux deux, l'Atlético (2014, 2016) et Liverpool (2018, 2019) ont disputé la moitié des huit dernières finales de C1.

Dans l'autre match du groupe B, l'AC Milan essaiera à Porto de remporter son premier point en Ligue des champions depuis presque huit ans, après une longue éclipse pour ce septuple vainqueur. Affiche inattendue, en revanche, l'énorme surprise de cette édition, le Sheriff Tiraspol, essaiera de confirmer chez l'Inter Milan son départ canon: deux victoires pour les deux premiers matches de son histoire en C1, dont une à Santiago-Bernabeu (2-1) chez le Real!

"On sait qu'on est toujours le Sheriff, le petit club de cette grande compétition, mais on a faim, on a envie de montrer tout notre potentiel", assure à l'AFP le capitaine colombien du petit club moldave, Frank Castaneda. Et les 8e de finale, "on pense que c'est possible", ajoute-t-il. Le grand Real, lui, doit se ressaisir chez le Shakthar Donetsk, qui l'avait battu deux fois l'an dernier en poules, sans l'éliminer toutefois.

Le capitaine madrilène Karim Benzema sera-t-il préoccupé par son procès, qui commence mercredi près de Paris, où il est jugé dans l'affaire de chantage présumé qui l'oppose à son ancien coéquipier Mathieu Valbuena? Enfin dans le groupe C, les deux équipes à 6 points, l'Ajax et le Borussia Dortmund, s'affrontent à Amsterdam, après que les deux formations à 0 point, le Besiktas et le Sporting Portugal, se seront départagées pour savoir laquelle garde une chance de qualification. 


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