Saka dénonce la passivité de Twitter et Facebook contre la haine

AI / Reuters / Panoramic

"Je ne souhaite à aucun enfant ou adulte d'avoir à recevoir les messages haineux et blessants que Marcus (Rashford), Jadon (Sancho) et moi-même avons reçus cette semaine", écrit le joueur d'Arsenal. "J'ai su instantanément le genre de haine que j'allais subir et c'est une triste réalité que vos puissantes plateformes n'en font pas assez pour mettre fin à ces messages", poursuit l'international de 19 ans. Comme Marcus Rashford et Jadon Sancho, eux aussi ciblés par des insultes racistes après avoir raté leur tir au but offrant la victoire à l'Italie, Saka se dit "désolé" de cet échec.

"Je promets que nous donnerons tout ce que nous avons pour faire en sorte que cette génération sache ce que ça fait de gagner", écrit-il. Les insultes subies par les trois joueurs ont relancé le débat au Royaume-Uni sur le racisme dans le football. Le Premier ministre conservateur Boris Johnson a annoncé des mesures plus sévères à l'encontre des auteurs d'insultes racistes à l'égard des footballeurs.

Ses opposants n'ont pas manqué de l'accuser d'hypocrisie, lui qui n'avait pas soutenu les joueurs sifflés par le public anglais lorsqu'ils mettaient un genou à terre contre le racisme avant les matches. Bukayo Saka appelle également "la majorité des gens" à dénoncer les messages haineux à la police. "En écartant la haine, en étant bons les uns avec les autres, nous gagnerons. L'amour gagne toujours", conclut-il.


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