Euro 2020 : Une Islande que l’on connaît bien

Reuters

432 ! Comme le nombre de jours où l’équipe d’Islande n’a plus connu le goût de la victoire. Entre janvier 2018 et mars 2019, des matchs amicaux, une phase de poules de Coupe du Monde et une Ligue des nations n’ont pas suffi. Des moments de doute pour la sélection qui a été quart de finaliste à l’Euro 2016. Depuis le bel été français, le ciel s’est assombri au Pays des volcans. En témoigne la série de quinze matchs sans la moindre victoire qui a signé un véritable coup d’arrêt dans la progression du football islandais. 

Le duo à la tête des Islandais, Lars Lagerbäck et Heimir Hallgrimsson (de 2012 à 2018) a laissé la place au Suédois Erik Hamren. Le néo-sélectionneur a connu des débuts difficiles. Six mois et neuf matchs pour connaître enfin le gout de la victoire (à Andorre 2-0). Mais pendant cette longue période de disette, il y a tout de même eu un match nul, en amical face aux Bleus, à Guingamp (2-2), après avoir mené 2-0 jusqu’à la 86e minute

 

Plus performante à domicile qu’à l’extérieur

« A domicile, il y a un supplément d’âme » chez les Islandais. Ce sont les mots de Didier Deschamps en conférence de presse, lundi, au début du rassemblement de l’équipe de France. Les coéquipiers d’Antoine Griezmann sont prévenus. Les Français vont affronter une équipe solide, avec des caractéristiques athlétiques bien au-dessus de la moyenne. Pour preuve, en juin dernier, à Reykjavik, la Turquie s’est cassée les dents (2-1). Un revirement de situation, puisque trois jours auparavant, les Turcs venaient de battre les Bleus à Konya (2-0). Une fois n’est pas coutume, c’est sur des phases arrêtées que l’Islande avait trouvé la faille à deux reprises. Un style de jeu capable d'embêter n'importe quelle sélection. 

Bleus - Deschamps : "L'Islande va avoir du répondant"

 

Les champions du Monde joueront contre une équipe qui se trouve les yeux fermés. Antoine Griezmann, Olivier Giroud ou encore Blaise Matuidi retrouveront Birkir Bjarnason (passé par le FC Bâle) ou encore Gylfi Sigurdsson (Everton). Des joueurs âgés de 31 et 30 ans, qui font figure de patrons et leaders techniques dans cette équipe. Toutefois, ces deux joueurs feront sans leur capitaine : Aron Gunnarsson (Al Arabi, Qatar), blessé à une cheville. 

Didier Deschamps est le premier averti. L’Islande voudra à tout prix prendre des points sur ses terres. Une victoire islandaise permettrait à la sélection entraînée par Erik Hamren de s’offrir une potentielle « finale » en Turquie à la mi-novembre. Attention au coup de froid à Reykjavik, où les températures vont descendre à l’heure du coup d’envoi (18h45 heure locale, 20h45 en France). Espérons pour les Français une issue heureuse comme lors du match aller et la victoire 4-0 au Stade de France !