Euro 2020 : Modric contre l'Espagne, retrouvailles entre amis de longue date

Reuters

Seul joueur du Real Madrid présent sur la pelouse lundi à Copenhague, Luka Modric n'aura pas d'amis au sein de la jeune "Roja", seulement quelques vieilles connaissances qu'il fréquente sur les stades de Liga depuis près d'une décennie. Les cadres de la sélection espagnole Sergio Busquets et Jordi Alba connaissent bien le génial milieu de terrain croate, qui les titille à chaque clasico contre le Barça depuis son arrivée au Real en 2012 en provenance de Tottenham.

Ce choc est plus fort que de simples retrouvailles: "Choc de générations", annonce Marca, le journal le plus vendu d'Espagne, dimanche à sa une, mettant en exergue Modric et Pedri, "l'incarnation du duel entre l'expérimentée Croatie et la jeunesse espagnole". "La sélection des Balkans compte presque deux fois plus de capes internationales que l'Espagne, la plus jeune Roja depuis 2006", précise le principal quotidien sportif espagnol.

Perisic absent


Mais coup dur pour la Croatie, elle sera privée du milieu de terrain de l'Inter Milan Ivan Perisic, cadre des "Vatreni" à l'isolement pour dix jours après avoir été testé positif au Covid-19 samedi soir, alors que tous ses partenaires ont été négatifs. Modric, lui, sera bien là. Auteur d'une magnifique reprise de l'extérieur du pied droit pour permettre aux siens de reprendre l'avantage au score mardi face à l'Ecosse, "Luka", 35 ans, continue d'impressionner.

"Il a marqué un but magnifique, le même que contre l'Argentine (en 2018). Personne ne sait comment il parvient à continuer à jouer comme ça. On s'attendrait à ce qu'il baisse de niveau, qu'il perde de son énergie, mais il reste la force qui anime toute l'équipe. Tout ce qu'on pourrait dire sur lui est en-deçà de la réalité. Je suis fier d'avoir un tel joueur dans notre équipe", a encensé le sélectionneur croate Zlatko Dalic au sortir du succès contre l'Ecosse (3-1). Lundi soir, la sélection au damier va retrouver sur son chemin une Espagne qui a repris confiance en elle lors de la dernière journée de la phase de poules.

 

La France en quarts ?


Après deux nuls inauguraux contre la Suède (0-0) et la Pologne (1-1), Luis Enrique a décidé d'opérer quatre changements dans son onze type, et la "Roja" a déroulé contre la Slovaquie (5-0), s'offrant la plus large victoire depuis le début de l'Euro. Eliminée en 8e de finale des deux derniers grands tournoi internationaux auxquels elle a participé (l'Euro en France en 2016 et le Mondial en Russie en 2018), l'Espagne espère enfin passer un cap, près d'une décennie après l'historique triplé Euro-2008, Mondial-2010, Euro-2012.

"On peut arriver là où on veut. On a prouvé que cette équipe pratiquait un football qui peut la mener très loin. Dans les deux premiers matches, on s'est un peu pris la tête avec les buts, mais on a vu qu'on était capables de générer des occasions même face à des adversaires qui se retranchent dans leur camp", a assuré Marcos Llorente, l'un des symboles de cette Espagne renaissante, dans un entretien au journal sportif espagnol As, dimanche.

Espagne ou Croatie, le champion d'Europe 2008 et 2012 ou le vice-champion du monde 2018 tombera dès lundi soir... et l'autre pourrait croiser le chemin de la France, championne du monde en titre, dès les quarts.


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