Euro 2020 : Karim Benzema, l’heure du réveil ?

Reuters
Tranquille, Karim Benzema… Lundi, le numéro 19 de l’équipe de France a partagé une vidéo sur son compte Instagram où on le voit allongé, visiblement sur une table de massage, plus serein que jamais, en train de dodeliner doucement de la tête au son d’un titre de Bob Marley (« Forever Loving Jah »), avec la légende suivante : "Calme…" Une manière de dire qu’il n’est pas absolument pas atteint par les nombreux débats qu’il suscite ? Car si son retour chez les Bleus, après plus de cinq ans et demi d’absence, a suscité beaucoup d’attentes, l’attaquant madrilène déçoit depuis le début de l’Euro.
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Et même avant, avec ce nouveau penalty raté face aux Gallois lors du premier match de préparation au début du mois. Il n’y avait alors pas de quoi s’inquiéter, même après sa prestation face aux Allemands (1-0), contre qui il s’est fait refuser un but. Mais il a été ensuite auteur de ratés inhabituels lors de la contre-performance tricolore contre la Hongrie, notamment en première période, quand il a manqué sa reprise seul face au but sur une délicieuse remise de Kylian Mbappé, ou lorsqu’il n’a pas réussi à servir Antoine Griezmann sur une contre-attaque après la demi-heure de jeu. Méconnaissable, l’ancien Lyonnais affiche d’ailleurs une statistique qui résume sur ses difficultés lors du rendez-vous continental. En trois participations (2008, 2012, 2021), il n’a ainsi pas marqué le moindre but, malgré 30 tentatives.


Un temps d'adaptation nécessaire

Pas de quoi affoler (encore) son sélectionneur, en tout cas officiellement. "Évidemment, il sait qu'il est attendu sur cet aspect-là et je lui ai dit : « Ce n'est pas que ça ». Un attaquant a besoin de marquer, l'essentiel est qu'il garde confiance et surtout ma confiance, a déclaré Didier Deschamps en conférence de presse. Les attaquants vivent et se nourrissent de l’efficacité. Il a un poids qui est lourd malgré son expérience et son vécu. Giroud avait la même responsabilité à la Coupe du monde. Le principal c’est qu’il ait la confiance du groupe."

Une confiance confirmée, entre autres, par Lucas Digne, pour un joueur qui a des circonstances atténuantes, lui qui a peu évolué avec ses coéquipiers avant d’être rappelé in-extremis, et un peu à la surprise générale, par « DD ». Et malgré toutes ses qualités, et celles de ses partenaires offensifs, un temps d’adaptation est forcément nécessaire. Ses retrouvailles, mercredi soir lors du choc face au Portugal, avec son ancien coéquipier madrilène Cristiano Ronaldo, auteur de trois buts en deux matchs, pourraient enfin lui permettre de montrer son vrai visage, celui d’un joueur d’une efficacité redoutable et d’une importance capitale pour le Real. Et bientôt pour les Bleus ?

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