Bernal : «Une journée très dure»


Il fallait bien que cela arrive un jour. Impérial depuis le départ de ce Giro et logique leader de la course, de surcroît avec un matelas très confortable sur ses poursuivants et rivaux pour la victoire finale, le Colombien de 24 ans, qui participe à l'épreuve pour la première fois de sa jeune carrière, a vécu mercredi à l'occasion de la 17eme étape sa première journée de galère. Tout de suite aidé par son coéquipier et compatriote Daniel Martinez, sans qui il aurait probablement abandonné le maillot rose sur le dernier kilomètre, Bernal a fait mieux que limiter la casse, en terminant septième à près d'une minute trente (1'23”) du vainqueur du jour Dan Martin. Conscient que sa défaillance aurait pu lui coûter bien plus cher sur la ligne d'arrivée, le toujours leader du classement général est revenu après-coup sur son calvaire du jour, précisant que s'il avait lâché aussi rapidement, c'est aussi parce qu'il savait qu'il n'y aurait rien à espérer face à Simon Yates.

Bernal : « Je dois arriver à Milan avec un peu de temps »





« Cela a été une journée très dure pour moi, c'est sûr. Les derniers kilomètres étaient très raides. J'ai essayé de suivre Yates, mais aujourd'hui il était plus fort que moi. C'est pourquoi je suis resté avec Caruso, qui est le plus proche au général. Je ne voulais pas prendre de risques. Yates a été impressionnant et je voulais juste réguler mes efforts pour éviter de perdre beaucoup de temps. » Une stratégie payante, dans la mesure où le vainqueur du Tour de France 2019 peut plus que jamais rêver à ajouter le Tour d'Italie à son palmarès pour sa première présence sur la course. Et ce pour le plus grand plaisir du natif de Bogota, grandement soulagé au passage que l'addition ne se soit pas avéré plus salée.



« Je suis content car je n'ai pas perdu beaucoup de temps avec Yates sur l'étape d'aujourd'hui. Ce fut une journée parfaite pour lui. J'ai perdu quelques mètres avec Caruso, deuxième au général, mais rien d'inquiétant. J'ai de l'avance sur Yates, donc je dois arriver à Milan avec un peu de temps. Si je gagne le Giro avec une seconde ou deux minutes d'avance, ce sera pareil. » Sauf coup de pompe encore plus violent, bien sûr.

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