Movistar : Miguel Angel Lopez remercié ?


Samedi dernier, Miguel Angel Lopez (27 ans), vexé, avait mis pied à terre à la veille de l'arrivée de la Vuelta. Une attitude qui pourrait valoir à "Superman" de se retrouver très vite sans employeur, lui qui a pourtant prolongé récemment son contrat jusqu'en 2023. L'équipe Movistar, qui n'aurait pas du tout apprécié la manœuvre de son leader sur les routes de Galice, envisagerait en effet de résilier le contrat du Colombien, troisième du classement général au départ de cette avant-dernière étape (20eme) qui avait vu le jeune Français Clément Champoussin réussir un incroyable coup d'éclat. Eusebio Unzue, le patron de la formation espagnole, a ainsi fait savoir mardi au micro de la radio Onda Cero que le sort de Lopez était en suspens depuis samedi, pour ne pas dire que ses jours sous ses couleurs actuelles sont comptés. "C'est une des options, clairement", a avoué Unzue, qui n'a visiblement pas encore tranché, à l'entendre. "On veut d'abord prendre un peu de distance, analyser la Vuelta, et dans quelques jours on prendra une décision définitive", a poursuivi le dirigeant, révélant qu'après son coup de sang de samedi dernier, Lopez n'avait pas partagé le dîner d'après-course avec ses coéquipiers. "Il était avec sa famille." Pour un autre dîner où il n'a probablement pas été question de cet abandon assez incroyable mais surtout extrêmement soudain alors que l'ancien coureur de l'équipe Astana, pourtant toujours virtuellement sur le podium final au moment de jeter l'éponge, venait d'être distancé par les meilleurs.

"Il a pris la pire des décisions"


Pas de quoi pourtant tout envoyer valser, du moins le croyait-on. Unzue ne décolère pas, ne serait-ce qu'au regard des efforts fournis par ses coéquipiers. "Il y a eu une situation de course et il n'a pas été capable de la résoudre, je pense que ça a généré une sorte de frustration qui l'a amené à prendre la pire des décisions, qui était l'abandon. Après tout le travail effectué par ses coéquipiers, c'est un manque de respect envers eux mais aussi envers nos sponsors et la course elle-même (...) On avait la possibilité d'avoir deux coureurs sur le podium, mais les événements avec Miguel Angel en ont décidé autrement." "C'est dur, ça me préoccupe parce que c'est un bon garçon, mais il a pris la pire des décisions", va même jusqu'à pester le manager de la Movistar, en écho au propriétaire de l'équipe qui avait immédiatement fait connaître sa façon de penser au Colombien, samedi à chaud, après qu'un portable a atterri dans les mains du "déserteur". Prochainement, c'est de son licenciement que le troisième du Giro et de la Vuelta en 2018 pourrait parler avec son employeur. Il est même peut-être déjà trop tard.

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