Ewan sur son nuage

Il était déjà le seul avec Julian Alaphilippe à compter plus d'une victoire d'étape sur ce Tour 2019. Caleb Ewan a attendu la plus belle occasion pour un sprinteur afin de passer à trois succès, ce qui fait donc de lui le recordman de cette édition, achevée sur un magnifique soleil couchant arrosant les Champs-Elysées. L'Australien y a confirmé son excellente forme de la deuxième partie de compétition. Si les quatre premiers sprints avant les Pyrénées avaient tous été enlevés par un homme différent, il a depuis remporté les trois autres.

Après Mike Teunissen à Bruxelles, Elia Viviani à Nancy, Dylan Groenewegen à Chalon-sur-Saône et Wout van Aert à Albi, Ewan a raflé la 11e étape à Toulouse, la 16e à Nîmes et donc cette 21e dans la capitale. "C'est incroyable, savoure, en plein rêve, le coureur de 25 ans (sur RDS). Quand on est entrés sur les Champs-Elysées, au premier tour, j'avais les larmes aux yeux. Je ne sais pas quoi dire... Je suis resté patient, j'ai eu de la chance en passant sur la droite." Ewan, en effet, a fait parler sa puissance dans un trou de souris pour déposer Groenewegen, deuxième de l'autre côté.

Bernal: "Il va me falloir quelques jours pour intégrer"

Peter Sagan n'a pris que la 10e place, alors qu'Elia Viviani n'était pas dans le coup, piégé par un final un peu nerveux. Edvald Boasson Hagen avait lui placé la première banderille, tentant un énorme effort à 300 mètres de la ligne, mais il a donc été repris par la meute. Le Tour se conclut sur la victoire de celui qui, au final, était tout simplement le meilleur sprinteur du peloton, toujours bien emmené par son équipe Lotto-Soudal qui termine à quatre victoires (avec celle de Thomas de Gendt à Saint-Etienne).

Bien sûr, cette fin de Tour entérine également la victoire finale d'Egan Bernal. "C’est incroyable, je ne sais pas quoi dire, clame-t-il à chaud sur le site de la course. J’ai gagné le Tour. Il va me falloir quelques jours pour intégrer ça. J’ai vu ma famille, j’avais juste envie de les prendre dans mes bras. C’est une joie que je ne peux pas décrire. C’est le premier Tour de France de la Colombie: il y en a tellement qui ont essayé, nous avons une telle histoire avec ce sport, nous avons gagné le Giro et la Vuelta, il ne nous manquait que le Tour. La Colombie le mérite. Et je suis fier d’être le premier à y arriver." Peter Sagan est maillot vert, Romain Bardet maillot à pois et Julian Alaphilippe, encore au four et au moulin pour tenter de lancer Viviani, super-combatif.