Alaphilippe : "Le plus dur est à venir"

Reuters

Redevenu maillot jaune du Tour grâce à son coup de force, samedi, vers Saint-Etienne, théâtre de l’arrivée de la 8e étape, Julian Alaphilippe a savouré comme rarement le 14 juillet, passé dans la peau du leader du Tour de France. Une journée somme toute tranquille sur les routes d’Auvergne. "L’échappée était parfaite, on a bien contrôlé, on a laissé filer, cela a été une bonne journée pour l’échappée. Et j’ai profité. Je suis content d’avoir passé le 14 juillet en jaune", a d’ailleurs commenté au micro de France Bleu le numéro un mondial après l’arrivée à Brioude.

Et tant pis s’il a finalement passé une journée contre nature sur ces routes accidentées. "Quand on a le Maillot jaune, des choses changent mais je reste le même. Sur cette étape, j’aurais pu attaquer mais ce n’était pas nécessaire", a-t-il en effet expliqué, ajoutant: "J’ai fait ce qu’il fallait."

Car Julian Alaphilippe a beau être "au top de sa forme", le Tricolore s’attend à des journées difficiles lors des prochaines étapes, notamment dans les Pyrénées auxquelles le peloton s’attaquera ce jeudi avec une arrivée à Bagnères-de-Bigorre et deux cols de première catégorie au programme (Peyresourde, Hourquette d’Ancizan). Et après un contre-la-montre vendredi autour de Pau, c’est notamment le Tourmalet qui sera au programme des coureurs, samedi.

"Le plus dur reste à venir, même s’il y a déjà eu des étapes difficiles. J’ai fait beaucoup de reconnaissances, je sais ce qui nous attend avec la haute montagne et beaucoup d'altitude, a d’ailleurs confié le natif de Saint-Amand-Montrond. Cela va être une deuxième et une dernière partie de Tour très difficile. Je ne suis pas rêveur." S’il ne se fait pas d’illusions pour le classement général, le coureur de Deceuninck-Quick Step n’en entend pas moins chèrement défendre son maillot et prolonger au maximum la belle aventure.

"On peut rêver un peu, en pensant que je vais le garder le plus loin possible. C’est ce que je vais faire, aller le plus loin possible et repousser mes limites, continuer de courir pour le Maillot jour après jour, faire de belles étapes dans la montagne, faire un bon chrono", a-t-il affirmé, prenant la peine d’ajouter: "Il ne faut pas comparer le fait de porter le Maillot jaune en première semaine et le ramener à Paris."