Top 14 : Les jauges ne seront pas sans conséquences pour les clubs, selon la LNR

C’est sans doute la mesure que le rugby professionnel redoutait le plus. Afin de limiter la propagation du variant Omicron, le gouvernement a décidé ce lundi d’appliquer à nouveau une jauge concernant les événements en plein air, dont les rencontres sportives dans les stades. Dans les faits, à compter du 3 janvier prochain, un maximum de 5000 personnes pourront assister aux matchs avec une interdiction totale de consommer nourriture et boissons dans les enceintes sportives. Par l’intermédiaire de son directeur général Emmanuel Eschalier, la Ligue Nationale de rugby (LNR) a partagé l’inquiétude exprimée dès ce lundi par Pierre Venayre, directeur général du Stade Rochelais. Le numéro 2 de la LNR a ainsi déclaré à l’AFP que les mesures décidées par le gouvernement vont « frapper durement les clubs de rugby professionnel », dont « plus de 60% » des ressources sont issues des jours de match, même s’il « faut évidemment en respecter les objectifs et les motivations ».

La LNR prévoit « des répercussions économiques lourdes » pour les clubs


Si les rencontres disputées dans le cadre de la 14eme journée les 1er et 2 janvier prochains ne seront pas concernées, la mesure prendra effet dès le week-end suivant, notamment marqué par le choc entre Toulouse et Montpellier le 9 janvier. Affirmant que « le rugby est un sport de convivialité » et martelant que « le modèle économique des clubs de rugby professionnel est construit sur l'accueil du public les jours de matchs », Emmanuel Eschalier ne cache pas que ces mesures sanitaires auront « des répercussions économiques lourdes » sur les finances des clubs professionnels. Face à cette situation, le directeur général de la LNR appelle dès à présent à « un nouveau soutien aux clubs » de la part des autorités qu’il présente comme « indispensable » pour compenser les pertes liées à une affluence partielle. Et ce alors que les clubs de rugby, sur les deux dernières années, ont été « très impactés économiquement » par la crise sanitaire.

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