Clermont : Montpellier visé par Eric de Cromières concernant le salary cap

Le salary cap, la limite au niveau de la masse salariale imposée à l’ensemble des clubs du Top 14, est au cœur des préoccupations. Sanctionné par la Ligue Nationale de Rugby (LNR) pour manquements au niveau de la transparence à ce sujet, le club de Montpellier a vu le Conseil d’Etat statuer en faveur du système mis en place par la LNR depuis plusieurs saisons, avec une limite fixée à 11,3 millions d’euros par club. Contestant la constitutionnalité du mécanisme, le MHR a vu la plus haute juridiction civile statuer que le salary cap permet de « garantir l’équité sportive des championnats, la stabilité et la bonne santé financière des clubs » sans une « atteinte disproportionnée à la liberté contractuelle ni à la liberté d’entreprendre et qui est sans incidence sur la liberté d’association en matière sportive ».


De Cromières : « Je pense qu’il y a des clubs qui trichent »


Invité de Mourad Boudjellal dans l’émission « Commission de Discipline » sur Eurosport, le président de Clermont, Eric de Cromières, a été interrogé sur le sujet. A la question de savoir s’il y avait des clubs qui prennent des libertés avec la règle, la réponse est claire. « Je pense qu’il y a des clubs qui trichent, oui. Il y en a certainement un, assure le dirigeant auvergnat. Est-ce qu’il y en a plus ? Peut-être. » Et, selon lui, l’identité du club qui ne respecte pas le salary cap est bien Montpellier. « Concernant le club qui triche, je m’appuie sur les chiffres qui nous sont communiqués, assure Eric de Cromières. Clairement, le MHR a été taxé d’avoir dépassé, je n’ai pas tous les éléments, je m’appuie sur ce qui nous a été communiqué. » Des éléments qui sont insuffisants pour affirmer de manière certaine que le club dirigé par Mohed Altrad est en-dehors des clous, comme l’a concédé la LNR au moment de sanctionner le club héraultais, mais les doutes s’accumulent sur le MHR.