Ski alpin : Fin de carrière à 29 ans pour Valentin Giraud-Moine



Valentin Giraud-Moine a fait son choix. A 29 ans et après sept saisons sur le circuit de la Coupe du Monde de ski alpin, le skieur d’Orcières-Merlette a officialisé au travers d’un message publié sur son compte officiel Instagram qu’il mettait un terme à sa carrière. Arrivé au plus haut niveau en novembre 2013 lors de la descente de Lake Louise, dont il n’avait pas vu l’arrivée, le natif de Gap a pris pas moins de 65 départs en Coupe du Monde avec deux podiums à son actif. Le premier a eu lieu sur la piste de Kvitfjell en mars 2016 avant de le voir proche de dompter la mythique Streif, à Kitzbühel. Le Tricolore avait alors échoué à 21 centièmes de seconde de l’Italien Dominik Paris et avait devancé sur le podium son compatriote Johan Clarey. Mais, après avoir connu le meilleur, Valentin Giraud-Moine a ensuite connu le pire. Moins d’une semaine plus tard, à Garmisch-Partenkirchen, le Gapençais a fait une terrible chute. Victime d’une luxation des deux genoux, ce n’est qu’après plus d’un an de combat et après avoir craint de ne plus être en mesure de marcher qu’il avait fait son retour en Coupe du Monde.



Giraud-Moine : « Cette discipline est aussi belle que cruelle »


Toutefois, ne parvenant pas à se maintenir à son meilleur niveau, avec une seule arrivée dans les points à Val d’Isère en quatre courses la saison dernière, Valentin Giraud-Moine a décidé de s’arrêter là. « Il est temps pour moi de vous annoncer l’arrêt de ma carrière de ski de compétition. Si je vous l’annonce tardivement c’est que la décision a été très compliquée à prendre, a déclaré le skieur d’Orcières-Merlette sur le réseau social. Bien sûr qu’au fond de moi j’aurai aimé continuer à faire de la descente sur les plus belles pistes du monde. Mais je ne vous apprend rien, cette discipline est aussi belle que cruelle. » Ajoutant n’avoir « jamais réussi à retrouver (ses) capacités physiques et mentales, qui (lui) permettaient de jouer les premiers rôles », Valentin Giraud-Moine assure que « vivre de (sa) passion pendant ces treize années en équipe de France, skier aux quatre coins de la planète, porter haut les couleurs de (sa) station et de (son) pays fut un privilège ». Toutefois, le Gapençais admet être « amer du destin qui lui a été accordé et se demandera toujours comment cela aurait pu être sans Garmisch » malgré la fierté d’avoir pu remonter sur les skis.

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