Des Bleus lucides face à leurs lacunes

Autant appeler un chat un chat. "On est en colère parce que oui, on a pris une branlée, il faut le dire, a lâché Arthur Iturria sur France 2 après la défaite 44-8 du XV de France en Angleterre, dimanche. L'Ecosse va venir chez nous pour nous taper, comme tout le monde." Terrible mais logique constat du troisième-ligne clermontois. Les Bleus sont devenus de réguliers faire-valoir des cadors de la planète rugby.

Damian Penaud aussi évoque une "branlée" (pour L'Equipe). Pour Morgan Parra et Sébastien Vahaamahina, "on n'est pas au niveau". Jacques Brunel tente lui de trouver un semblant de positif, malgré tout: "Les jeunes remplaçants ont amené du tonus, de l'enthousiasme, parfois un peu trop. Mais c'est bien pour notre avenir et leur avenir. On n'a pas relâché complètement, sinon ç'aurait pu être beaucoup plus lourd."

"C'est une leçon, mais il n'y a pas de honte, assure à son tour le capitaine Guilhem Guirado en conférence de presse. On n'était juste pas invités dans le rythme, l'intensité. Il y a eu un peu de révolte quand on a marqué, on a craint de prendre une grosse danse. On a essayé de bien s'envoyer, mais on a manqué de consistance et d'efficacité." Plus réaliste, peut-être, Gaël Fickou (pour RMC Sport): "Les Anglais bossent mieux que nous."