Sarri est le nouveau coach de la Juve

Reuters

La parenthèse anglaise est (déjà) refermée pour Maurizio Sarri (60 ans), qui ne sera donc resté qu’une année à Londres, sur le banc de Chelsea, où la greffe du technicien italien chez les Blues aura été longtemps difficile, avant que le sexagénaire ne fasse mieux que sauver sa première et donc dernière saison. Avec à la clé une finale de Carabao Cup, mais surtout une troisième place en Premier League, synonyme de retour en Ligue des champions, et une victoire en Ligue Europa, qui aura scellé en beauté cette éphémère expérience. En même temps qu’elle offrait à Sarri, libéré de ses deux dernières années de contrat, son premier trophée continental.

Mais l’appel du pays - "il souhaitait ardemment retourner dans son pays natal" et "il estimait également qu'il était important d'être plus proche de sa famille et, pour le bien-être de ses parents âgés, il estimait qu'il devait maintenant vivre plus près d'eux", a expliqué Marina Granovskaia, la directrice de Chelsea - et avec celui de la Vieille Dame étaient les plus forts pour celui qui, à l’exception de ce dernier exercice, a toujours entraîné en Italie tout au long de sa carrière. Avec en guise de références ces deux saisons au cours desquelles le Napolitain de naissance, à la tête des Partenopei, avait fini deuxième derrière la Juve (2015 et 2018).

"Sarri n'est pas une révolution" (Buffon)

Massimiliano Allegri parti après un bail de 5 ans pour autant de titres de champion d’Italie, mais toujours pas de Ligue des champions, malgré l’arrivée de Cristiano Ronaldo, c’est à Sarri que revient la mission de maintenir évidemment les Bianconeri au sommet du foot transalpin, mais aussi et surtout d’offrir enfin cette C1, qui échappe au club depuis maintenant 23 ans (*).

Si certains ont déjà qualifié cette signature de "trahison", à l’instar du capitaine napolitain Lorenzo Insigne, l’idole turinoise Gianluigi Buffon valide cette arrivée. "Sarri à la Juventus ? Ceux qui suivent toujours les mêmes chemins atteignent toujours les mêmes objectifs, a confié le portier italien au Corriere dello SportEt la Juventus, qui cherche à gagner la Ligue des champions, a choisi la voie du changement, en partant du principe que l’équipe est difficile à améliorer. (…) Sarri n’est pas une révolution, ni un pari, c’est une nouvelle voie, une autre histoire". 

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(*) Le dernier sacre de la Juventus remonte à 1996 et une victoire en finale sur l’Ajax (1-1 4 t.a.b. à 2).