Ismaël Bennacer, déjà indispensable

Reuters

En dehors d’un déplacement à Bologne, où il avait été remplacé à vingt minutes de la fin, et de deux rencontres (face à Naples et l’Hellas Vérone) manquées sur suspension, pour accumulation de cartons jaunes, Ismaël Bennacer a disputé depuis fin octobre l’intégralité des matchs du Milan.

Débarqué en Lombardie pour 16 millions d’euros en provenance d’Empoli l’été dernier, le milieu de terrain international algérien de 22 ans d’abord dû digérer son exceptionnelle Coupe d’Afrique. Car le natif d’Arles avait crevé l’écran en Egypte, lors de cette compétition remportée par les Fennecs pour la première fois depuis 1990. Et dont il a fini meilleur joueur et meilleur passeur.



A Milan, il a su peu à peu se rendre indispensable dans l’entrejeu. Où il a supplanté Lucas Biglia, qui n’est certes pas épargné par les blessures. Et il est l’un des très rares joueurs à être certain d’être encore au club la saison prochaine. Un club auquel il est déjà très attaché, comme il le confiait très récemment à Milan TV.

"Je garde à la maison le maillot que je portais pour ma première titularisation, contre Brescia à San Siro (le 31 août, ndlr). Quand vous voyez le logo du Milan et celui des sept victoires en Ligue champions sur vous, c’est un sentiment merveilleux. Je sais qu’on doit toujours s’améliorer, mais je suis très heureux d'être ici et j’apprends beaucoup".



Se définissant comme "un travailleur acharné dont l’objectif est de toujours progresser", il est toujours à la recherche d’un but ou d’une passe décisive en Serie A. Et malgré des prestations souvent abouties, il a toutefois dû faire face à quelques (rares) critiques, au sein d’une équipe qui n’était que septième du classement avant l’interruption de la saison en raison de la pandémie de coronavirus. Grand ancien de la maison, Demetrio Albertini, aujourd’hui directeur sportif de Parme, avait d’ailleurs pris sa défense.

"Bennacer est un joueur que j’aime et que je veux défendre, confiait l’ancien milieu de terrain à Tuttosport. A ceux qui le critiquent, je pose la question : C’est lui qui n’offre pas des balles de but ou ce sont ses coéquipiers qui ne font pas le bon choix ? Et depuis qu’Ibrahimovic est arrivé, il a encore grandi". Et ce n’est pas sans doute pas terminé…