AC Milan : Zlatan Ibrahimovic rugit encore

Reuters
3137 jours après son dernier but européen sous le maillot de l’AC Milan (le 15 février 2012 contre Arsenal en Ligue des champions), Zlatan Ibrahimovic n’a pas manqué son grand retour sur la scène continentale avec le club lombard jeudi soir. Alors que son équipe doutait, il a pris les choses en main et, après un une-deux avec Hakan Calhanoglu à l’entrée de la surface, trompé le gardien des Shamrock Rovers pour ouvrir le score à la 23e minute. Et le Milan est finalement reparti de Dublin avec une victoire 2-0 dans ce deuxième tour de qualification de la Ligue Europa, Calhanoglu ayant doublé la mise après l’heure de jeu, alors qu’Ibrahimovic avait tiré sur la barre. Un international turc qui a encore beaucoup combiné avec le Suédois, dont il est également proche hors du terrain et avec qui il a développé une "superbe entente", comme il l’a répété en Irlande.


Un long feuilleton pour prolonger

A bientôt 39 ans (il les aura le 3 octobre), l’ancien Parisien impose toujours autant le respect. Et ce ne sont pas ses partenaires qui diront le contraire. "Être au contact de Zlatan est une véritable aubaine pour progresser, c’est l’un des meilleurs joueurs du monde", avouait au printemps, dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, Théo Hernandez, passeur décisif pour le premier but du Suédois en janvier. En quelques semaines, il avait d’ailleurs prouvé à ceux qui en doutaient qu’il était encore loin d’être fini après son passage en MLS. Auteur de 10 buts en 18 matchs de Serie A, il a fini par prolonger son contrat jusqu’en 2021, après un long feuilleton. Déjà car il s’imaginait plutôt retrouver la Ligue des champions que disputer la Ligue Europa, mais aussi car ses relations ont pu être parfois houleuses avec le directeur exécutif milanais Ivan Gazidis.


"C'est la tête qui commande"

Son entraîneur, Stefano Pioli, a insisté auprès de ses dirigeants pour qu’Ibrahimovic soit prolongé, lui qui en a fait son capitaine et la pièce-maîtresse de son projet. Alors, bien sûr, il n’a plus la même explosivité qu’à ses débuts. Mais il a réussi à s’adapter et compense par son expérience et sa science du jeu. "Si vos jambes ne vont pas, vous pouvez utiliser votre tête. C'est la tête qui commande", philosophait-il avant son retour en Italie. Une chose est certaine : en termes de buts et de punchlines, Zlatan Ibrahimovic délivre toujours. Suffisamment pour ramener l'AC Milan en Ligue des champions ?