Novès n'a rien digéré

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Le 8 avril dernier, le conseil de prud'hommes de Toulouse condamnait la Fédération française de rugby (FFR) à verser un peu plus d’un million d’euros d’indemnités à Guy Novès, démis de ses fonctions de sélectionneur du XV de France un an et demi plus tôt sans faute grave avérée. Depuis, le technicien haut-garonnais qui se disait initialement soulagé rumine sa rancœur envers ceux qui l’ont fait tomber: le président de la FFR Bernard Laporte et le vice-président Serge Simon notamment.   

Dans un entretien accordé à Rugby Magazine, sur France 3, l’ancien chef d’orchestre des Bleus confie son amertume. "Je viens de vivre deux ans compliqués, de passer quinze mois chez moi à ressasser des moments très durs à vivre. A l’issue d’une vie professionnelle aussi remplie, j’ai énormément souffert", souffle-t-il avant de se montrer plus offensif dans le propos: "Il me tardait que les gens sachent que j’avais été floué et mis dans des conditions détestables pour travailler. De ce point de vue-là, c’est fini. Mais vous dire que l’histoire est totalement terminée... Ceux qui me connaissent savent que non, elle n’est pas terminée. Je ferai tout pour qu’elle se termine un jour différemment."

Et de conclure, clairement vindicatif: "Je ne serai véritablement apaisé que lorsque les gens qui m’ont fait souffrir comme ils l’ont fait, souffriront à leur tour." Le tout en soutenant ouvertement Florian Grill, le principal opposant déclaré à Bernard Laporte dans la couse à la présidence de la FFR, pour l’élection de 2020. "Aujourd’hui, la fédération ne représente rien pour moi, si ce n’est du négatif", martèle Guy Novès.