Barty au sommet

Reuters

Elle n’était jamais allée au-delà du deuxième tour à Roland-Garros, elle qui avant son huitième de finale à l’US Open en septembre dernier n’avait encore jamais atteint une deuxième semaine en Grand Chelem. Quart de finaliste à Melbourne cet hiver, Ashleigh Barty monte bel et bien en puissance sur le circuit. Trois ans après son retour au tennis – elle la lauréate de Wimbledon chez les juniors en 2011 qui deux années durant s’est consacrée à la pratique du cricket, au pays – l’Australienne a décroché ce samedi à Roland-Garros le plus beau titre de sa carrière.

Tête de série n°8 de ces Internationaux de France, l’intéressée sera n°2 mondiale lundi, et s’est comportée comme telle sur le court central face à la jeune Marketa Vondrousova. Du haut de ses 19 ans, la Tchèque, qui n’avait pas encore perdu un set dans ce tournoi, a semblé tétanisée par la perspective vertigineuse d’un sacre majeur prématuré. Cueillie à froid par une adversaire un peu plus expérimentée (23 ans), cette ex-n°1 mondiale juniors - qui dès lundi s’invitera pour la première fois dans le top 20 de la hiérarchie WTA – a concédé ses quatre premières mises en jeu de la partie pour se retrouver rapidement dos au mur (6-1, 2-0).

Cette fois, la force de caractère de Marketa Vondrousova – si précieuse en demie contre la Britannique Johanna Konta – n’a pas suffi. Plus incisive dans l’échange (27 coups gagnants contre 10), et solide quant à elle sur son service, Ashleigh Barty n’a pas laissé la moindre opportunité de retour à sa rivale, finalement balayée en 1h10 (6-1, 6-3). "C’est le plus grand défi de ma carrière", soufflait-elle avant d’en découdre. Défi parfaitement relevé, avec la manière qui plus est ! La digne héritière de Margaret Court, dernière Australienne consacrée ici à Paris, en 1973, s’est enfin manifestée !