Pro D2 : La mairie de Béziers cherche un repreneur pour le club

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L’ASBH devrait prochainement changer de mains. Le club de Béziers a été au cœur d’un feuilleton à l’été 2021, avec un projet de reprise monté par des investisseurs venant des Emirats Arabes Unis, et avec le regretté Christophe Dominici comme figure de proue, qui a été retoqué. Afin de permettre au club biterrois de poursuivre son activité en Pro D2, la mairie de la ville n’a pas hésité à intervenir pour le sortir de l’ornière financière dans laquelle il se trouvait. C’est en devenant propriétaire de l’ASBH que les autorités locales emmenées par Robert Ménard sont intervenues. Toutefois, après une saison 2021-2022 que le club héraultais a conclu à la la neuvième place, la mairie de Béziers a confirmé son intention de céder ses parts à un repreneur. « Afin de réaliser le rachat, nous avions créé une société au sein de laquelle la ville est majoritaire. Nous possédons, en clair, 80% des actifs du club, a rappelé Robert Ménard dans des propos recueillis par le site spécialisé Rugbyrama. Jamais une ville n’était devenue propriétaire d’un club de rugby mais dans mon esprit, c’était transitoire. »


Ménard prêt à aider un éventuel repreneur


Assurant que si la Mairie de Béziers n’était pas intervenue, « l’ASBH aurait disparu de la carte du rugby professionnel » et que « cela s’était même joué à 24 heures près, à l’époque », l’édile a confirmé qu’il « cherche donc un repreneur » et que deux projets de reprise sont récemment parvenus sur son bureau. Toutefois, ils ont tous été retoqués par manque de sérieux. « Depuis l’épisode des Emirati, j’ai vu arriver de l’étranger des investisseurs supposés, mais tout ça était du pipeau », a affirmé Robert Ménard. Afin d’attirer des candidats crédibles, le maire de Béziers se dit prêt à prendre des mesures, notamment d’ordre financier, pour aider le club. « Je m’engage à ce que les subventions collectives, au moins les premières années après le rachat, restent les mêmes, affirme l’ancien journaliste. Aujourd’hui, elles sont d’ailleurs évaluées à 1,3 millions d’euros par an. » Ajoutant que « le club n’a plus le moindre passif », l’homme politique affirme qu’il écarte toute volonté de faire une plus-value sur la revente des parts dans le club actuellement détenues par la mairie.

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