Reprise des championnats : L'amendement déposé au Sénat rejeté par les ligues professionnelles

Le sport professionnel français n’entend pas relancer tout de suite son activité. Les nombreuses prises de parole du président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas ont convaincu six sénateurs, dont quatre issus du département du Rhône, à déposer un amendement devant la chambre haute du Parlement afin de relancer la saison 2019-2020 « si la situation sanitaire le permet et après avis du comité de scientifiques ». Dans ce texte, les sénateurs signataires avancent que « la situation a clairement évolué » et critiquent « le caractère prématuré de cette annonce gouvernementale » d’arrêter les championnats de sports collectifs faite par le Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale le 28 avril dernier. Un amendement qui a été déposé car, selon eux, « de nombreux acteurs remettent en question ce choix ».

 

Les ligues professionnelles veulent préparer la saison prochaine


Au lendemain du dépôt de cet amendement au Sénat, cinq ligues professionnelles réunies au sein de l’ANLSP (Association Nationale des Ligue Sportives Professionnelles) ont émis un communiqué commun s’opposant à une telle mesure. « Les ligues professionnelles rappellent que les décisions d’arrêter les saisons sportives 2019-2020 ont été prises en responsabilité, consécutivement aux décisions de l’État et dans une logique de préservation des intérêts collectifs en jeu, assurent les ligues de football, rugby, handball, volleyball et basketball dans ce communiqué.

A l’heure où le sport français fait face à des circonstances exceptionnelles, cet amendement serait source d’une confusion qui déstabiliserait encore davantage les instances sportives. » Pour ces cinq instances, préparer la saison prochaine, dont le démarrage pourrait être fait à huis clos en août prochain, est impératif. « Nous pensons qu’il importe au contraire d’unir nos forces pour préparer dans les meilleures conditions possibles la reprise de la saison 2020-2021 et accompagner durablement les clubs dans la gestion d’une crise inédite », assurent les ligues professionnelles. Une prise de position qui pourrait faire une nouvelle fois réagir Jean-Michel Aulas.