Jeep Elite - Monaco : Mitrovic n'a toujours pas compris son éviction de l'ASVEL

Le 20 mai dernier, quelques jours avant l'annonce de l'arrêt définitif de la saison de Jeep Elite en raison de la pandémie de coronavirus, l'ASVEL, alors co-leader avec Monaco et Dijon, annonçait le licenciement de son entraîneur Zvezdan Mitrovic "pour faute grave", notamment en raison de son comportement avec les arbitres. L'affaire va désormais se régler aux prud'hommes, où le coach monténégrin de 50 ans réclame 1,09 millions d'euros d'indemnités à son ancien club, qu'il aura donc coaché de 2018 à 2020. Ce samedi, celui qui a finalement rebondi à Monaco (où il était déjà passé de 2015 à 2018) s'est confié dans les colonnes de L'Equipe sur son éviction, qu'il ne comprend pas.

Mitrovic : "Je ne m’attendais pas à prendre un tir dans le dos"


"J’ai des sentiments étranges, partagés. D’abord, dites-vous bien que je ne me réjouis pas des défaites de l'ASVEL, reconnait-il. Mais quand l'ASVEL perd des matchs, certains commentaires sur Internet montrent une photo de moi souriant comme si j’étais heureux. Je trouve ça catastrophique (pour l’image de l'ASVEL). J’ai passé un an et demi parfait à Villeurbanne, j’ai eu d’excellentes relations avec les joueurs, même avec Antoine Diot à qui j’avais dit qu’il aurait son heure en play-offs, avec les gens du staff, du management, et même avec le président (Tony Parker) je n’ai eu AUCUNE mauvaise parole… Franchement, en un an et demi, j’ai eu un seul problème, c’est avec le manager (François Lamy, conseiller du président) et ça a duré quinze minutes. Ce n’était rien du tout, mais c’est le seul dont je me souvienne. (...) L’an dernier, j’ai connu avec eux la meilleure saison de ma carrière, dix victoires en Euroligue premier (ex aequo) en Jeep Élite, Maledon qu’on envoie en NBA (il vient d'être drafté par Oklahoma City, ndlr), Strazel qu’on fait débuter en Euroligue. Alors, je ne m’attendais pas à prendre un tir dans le dos comme dans un western. Une discussion, un simple appel où il (Parker) m’aurait dit : “Zvezdan, on n’est pas contents de toi” ou “on est contents, mais on veut se séparer”. On discute, pas de problème." La discussion, ce sera finalement pour février prochain, devant le conseil des prud'hommes.