Wolverhampton : Raul Jimenez, l'efficacité discrète

Reuters

L'an passé, Wolverhampton a été un des meilleurs promus de l'histoire de la Premier League. Septièmes et qualifiés pour la Ligue Europa, les Wolves ont déjoué tous les pronostics lors d'une saison où Chelsea et Manchester United sont notamment tombés au Molineux Stadium. Actuellement sixième en championnat et huitième de finaliste de la Ligue Europa, le club anglais doit son succès à un effectif de qualité et un buteur aussi discret qu'efficace : Raul Jimenez.

La recrue la plus chère de l'histoire de Wolverhampton

D'abord prêté par Benfica la saison dernière, le Mexicain est ensuite devenu la recrue la plus chère de l'histoire de Wolverhampton. Un changement de standing qui n'a pas impacté son rendement. Au contraire même. Après 29 journées, il a déjà atteint les 13 buts, son total de la saison passée. Pour passer ce cap, il a délivré sa formation sur la pelouse de Tottenham (2-3) il y a quelques semaines. Le genre d'exploit qui ne laisse pas insensible les membres du top 4. Mais le joueur de 28 ans ne se voit pas encore franchir le pas. « J’ai un contrat jusqu’en 2023. La qualification pour la Ligue des champions n'est pas nécessaire pour que je reste. Je suis bon et heureux avec les Wolves et nous faisons des choses importantes, moi aussi bien que toute l’équipe », a-t-il avoué ce week-end au Daily Mail.

Une déclaration en forme de bonne nouvelle pour les supporters de la formation dirigée par Nuno Espirito Santo. En championnat, l'international mexicain a été impliqué sur près de la moitié des buts de son équipe. Sur la scène européenne, il a été décisif à 13 reprises en 13 apparitions. Un rendement qui en dit long sur cet attaquant de 1,88m.

Un échec à l'Atlético qui a coûté cher à Jimenez

Il a totalement assumé son prix avec une efficacité remarquable. Si l’impressionnant Adama Traoré ou le talentueux Diogo Jota font parler d'eux, c'est bien Raul Jimenez qui s'occupe de mettre la balle au fond. Le natif de Tepeji est doté d'un sens du but au-dessus de la moyenne mais il est aussi doué pour faire marquer ses coéquipiers. En moins de deux ans, il a délivré près de 20 passes décisives.

Très complet, il peut aussi bien servir de point d'appui à ses coéquipiers ou faire la différence dans un rôle d'attaquant fuyant. Sa présence dans la surface de réparation adversaire et ses bons mouvements autour du ballon font qu'il a été considéré comme le Ibrahimovic mexicain dans son pays natal. Un sobriquet qui lui a longtemps porté malheur.

Star au Mexique, il est resté méconnu en Europe à cause de son échec à l'Atlético Madrid pendant la saison 2014-2015. Le joueur formé au Club America était alors parti au Benfica où s'il a eu plus d'occasion de s'illustrer il n'a jamais confirmé tout le potentiel entrevu de l'autre côté de l'Atlantique. C'est finalement son agent Jorge Mendes qui a su le relancer en l'envoyant dans une formation de Wolverhampton où il a des liens étroits. En août 2018, ni Wolverhampton, ni Raul Jimenez n'étaient attendus à ce niveau-là. Désormais, il faut compter sur eux durant chaque week-end de Premier League.