Qui peut battre Rogers en coupe ?

Cela fait aujourd’hui 4 ans, 8 mois et 19 jours. Depuis le 19 avril 2015, et l’élimination de Liverpool par Aston Villa en demi-finales de la FA Cup (2-1), Brendan Rodgers n’a plus jamais été battu dans une coupe nationale. Trente matchs consécutifs sans défaite qui doivent évidemment beaucoup au passage de l’entraîneur irlandais au Celtic, avec qui il a remporté, outre deux titres de champion, la Coupe d’Ecosse à deux reprises et la Coupe de la Ligue trois fois.

Mais cette série, commencée chez les Reds puis poursuivi à Glasgow et à Leicester, est toutefois loin d’être anodine. Elle montre aussi à quel point Rodgers a su rebondir après son renvoi de Liverpool en octobre 2015. Totalement régénéré par son passage chez les Bhoys, il a quitté la capitale écossaise en février dernier pour prendre la succession de Claude Puel sur le banc du champion d’Angleterre. Et les Foxes, avec un jeu plaisant et un Jamie Vardy incandescent (17 buts en 19 matchs, meilleur buteur de Premier League), occupent depuis plusieurs semaines la deuxième place du classement, derrière Liverpool mais devant Manchester City.


Les Reds possèdent une confortable avance (+13 points avec un match en moins) sur cette équipe de Leicester qui ne peut donc pas trop se mettre à rêver d’un nouveau titre de champion. Mais qui compte bien disputer sa première finale de coupe depuis 20 ans. Et c’est de nouveau Aston Villa, et Jack Grealish, qui se dressent sur la route de Rodgers, mercredi soir en demi-finale aller de la League Cup. Grealish, âgé de 19 ans en 2015, avait d’ailleurs impressionné l’entraîneur de Liverpool de l’époque.

"Je me suis dit : ce garçon est vraiment un sacré joueur. Il sortait du lot et il avait montré qu’il avait le caractère pour jouer à ce niveau", s’est-il rappelé en conférence de presse, à la veille de leurs retrouvailles. Un Grealish, star de Villa, que Rodgers trouve "totalement différent" de l’un de ses joueurs majeurs, James Maddison, à qui il est parfois comparé. Et qui est aussi très convoité. Mais son entraîneur le jure, le néo-international anglais va rester à Leicester : "Il sera là en janvier, et après. Personne ne partira."

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