NBA : Paul George fait taire les critiques

Reuters
Il a la réputation, pas toujours justifiée, de craquer quand la pente grimpe. Ce qui s’était vu l’an dernier, dans la bulle du Disney World d’Orlando, où, très touché psychologiquement, Paul George était totalement passé à côté de sa fin de saison. Les fans du Jazz pensaient avoir retrouvé « Pandemic P » lors de cette demi-finale de conférence, puisqu’il avait tiré à 34,3% sur les deux premiers matchs, perdus par les Clippers.

Autant dire qu’il était attendu au tournant samedi soir à Los Angeles, où il a su faire taire ses détracteurs, compilant 31 points, 5 passes et 3 rebonds, à 50% au tir (12/24) et 60% à 3 points (6/10) lors de ce succès 132-106. "J’ai juste mis mes tirs. J’ai eu les positions de tirs où je me sens le mieux et je m’y suis tenu", a ensuite confié celui qui a été le principal artisan du gros écart réalisé par les Californiens dans le deuxième quart-temps.


Une énergie "électrique et contagieuse"

"Je trouve que PG a vite donné le ton. Après le 0-8 (du Jazz pour commencer le match, ndlr), il a été décisif, créant du jeu, en attaquant ou tirant à 3 points. C’était un grand match de sa part, et on doit construire là-dessus", a apprécié Tyronn Lue. Mais le coach des Clippers n’est pas le seul à se réjouir de cette grosse prestation de « Playoff P ».

"Quand il est lancé, ça me donne de la motivation supplémentaire, a ainsi avoué son coéquipier Reggie Jackson. Toute l’équipe profite de son énergie. Parce qu’une fois qu’il est parti et qu’il commence à mettre des tirs, son énergie est électrique et contagieuse. On s’en sert tous, et ça nous rend le match le plus facile." Il a bien été aidé par son compère Kawhi Leonard, meilleur marqueur du match avec 34 points, assortis de 12 rebonds et 5 passes. Un duo qui va devoir confirmer pour des Clippers désormais menés 2-1 face aux coéquipiers de Rudy Gobert.

Le résumé du match


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