NBA : Les Bulls en route pour une mini-révolution ?

Reuters

Pour la troisième année de rang, les Bulls sont en route pour rater les Playoffs. L'interruption de la saison pour cause de pandémie de Covid-19 ne permettra pas à Chicago de sauver les meubles puisque même si la Ligue parvient à terminer la saison régulière, la franchise aux six titres NBA est depuis longtemps décrochée de la course aux Playoffs (22v - 43d, 11ème de la Conférence Est). Dans ce contexte, la direction a mis fin à l'ère Gar Forman - John Paxson en intronisant Arturas Karnisovas, auparavant à Denver, au poste de vice-président des opérations basket. Un changement majeur qui en appelle d'autres à Windy City ? Etat des lieux.

Jim Boylen, le premier fusible ?
 

Le coach des Bulls est l'homme le plus en danger après cette réorganisation. Tancé par ses joueurs pour sa gestion, l'entraîneur de 54 ans n'a pas convaincu grand monde depuis son arrivée sur le banc à l'hiver 2018 et totalise 39 succès pour 84 revers à la tête de Chicago. Avec Kenny Atkinson sur le marché, Jim Boylen a du souci à se faire pour son poste.

Zach Lavine, prometteur soliste
 

Très esseulé au sein de l'attaque, Zach Lavine a démontré qu'il était un joueur précieux pour son nouveau patron. Pour sa troisième saison au United Center, l'arrière a signé son meilleur exercice en carrière au scoring (25.5 pts/m), confirmant qu'il fait désormais partie des meilleurs attaquants du championnat. Malgré de l'irrégularité dans ses performances, l'ancien Wolve est assurément un homme sur qui construire. Peut-être pas en franchise player mais en lieutenant de luxe certainement. Reste maintenant à dénicher une superstar pour construire un duo infernal...

Lauri Markkanen, le gros couac
 

Le Finlandais était pressenti pour devenir le nouveau visage des Bulls avec Zach Lavine et après deux premières saisons satisfaisantes, l'ailier fort a complètement perdu pied cette année. Très maladroit et handicapé à plusieurs reprises par son physique, le numéro 24 n'est jamais parvenu à se faire violence, récoltant même ses pires moyennes aux points, rebonds et adresse au tir depuis ses débuts chez les pros. Son profil offensif de poste 4 fuyant est pourtant idéal dans la NBA actuelle... Servira-t-il de monnaie d'échange cet été ? En tout cas, Markkanen est sur la sellette.

Lauri Markkanen

 

Coby White, rookie convaincant
 

Le dynamique meneur est un diamant à polir. 7ème choix de la draft 2019, l'ex-joueur de North Carolina a été développé en sixième homme cette saison (une seule titularisation pour lui en 65 rencontres). Après des débuts difficiles, White s'est peu à peu adapté à son rôle et si ses choix sont parfois toujours brouillons, ses progrès dans la compréhension du jeu laissent entrevoir de belles choses pour la suite. Peut-il être complémentaire de Zach Lavine sur la traction arrière ou faut-il mieux l'utiliser en sortie de banc ? Le staff technique devra trancher mais son avenir devrait s'inscrire dans l'Illinois.

Otto Porter Jr, abonné à l'infirmerie
 

Absent quasiment toute la saison après une fracture du pied (seulement 14 matchs au compteur), l'ex-ailier de Washington a à peine eu le temps de faire son retour que la Ligue a suspendu le championnat pour lutter contre la pandémie de Covid-19 de l'autre côté de l'Atlantique. En son absence, Chicago a été orphelin de sa défense et de sa qualité de tir longue distance. Mais son contrat XXL est un vrai frein pour les finances de la franchise et Arturas Karnisovas pourrait être tenté de transférer Otto Porter pour obtenir un joueur au profil différent. Ou tout simplement moins cher...

Et les autres alors ?
 

De Wendell Carter Jr à Tomas Satoransky en passant par Kris Dunn, Thaddeus Young ou Denzel Valentine, personne ne semble intouchable dans l'effectif des Taureaux. La prise de pouvoir de Karnisovas pourrait être l'élément déclencheur de nombreux changements d'envergure à Windy City. Une mini-révolution qui pourrait tomber à point nommée pour une franchise à la recherche de sa gloire d'antan.

Tomas Satoransky