NBA : Les 76ers, quelle déception !

Reuters

"Trust the Process". La devise des Sixers, lancé dans une entreprise de reconstruction qui leur a notamment permis d’obtenir Joel Embiid (3e choix de la draft 2014) et Ben Simmons (premier choix de la draft 2016), semblait enfin avoir porté ses fruits la saison dernière. La franchise de Philadelphie est même passée à quelques millimètres d’une victoire contre les Raptors en demi-finales de la conférence Est en mai dernier. Mais le tir de Kawhi Leonard, futur MVP des finales, a rebondi quatre fois avant de rentrer, devenant le premier buzzer-beater lors d’un match 7 des Playoffs.

Une issue douloureuse pour les Sixers, qui ont beaucoup changé à l’intersaison. Et perdu J.J Redick (Pelicans) et surtout Jimmy Butler (Heat). "Au quotidien je ne savais pas qui était en charge. Je crois que c’était ça mon plus gros souci. Je ne savais même pas à qui parler", a récemment expliqué l'arrière dans le podcast du Redick, critiquant le manque de visibilité au sein de la franchise et s’en prenant aussi à son ex-entraîneur, Brett Brown. Sans Butler donc, mais avec Al Horford, récupéré à Boston pour former un improbable duo de tours jumelles avec Embiid.

Thybulle, la mince éclaircie

Pour quel résultat ? Au moment de la suspension de la saison en raison de l’épidémie de coronavirus, les joueurs de Pennsylvanie pointaient à la sixième place de l’Est, avec un bilan de 39 victoires pour 26 défaites. Décevant pour un prétendant au titre, même si les blessures d’Embiid (21 matchs ratés) et Simmons (11 matchs ratés, série en cours) n’ont certainement pas aidé. Et Horford, cinquième marqueur de l’équipe (12 points de moyenne), n’a plus aussi peu scoré depuis sa deuxième saison NBA (2008-2009) et est même devenu remplaçant dans la rotation de Brett Brown.

En l’absence du duo Embiid-Simmons, ou de l’un des deux, Tobias Harris se retrouve lui plus responsabilisé. Mais malgré des statistiques honorables (19.4 points et 6.8 rebonds par match), l’ancien Clipper n’a pas le leadership d’un Butler. Ce qui peut être très utile en playoffs, comme on a pu le voir lors du dernier exercice. Et s’il y a bien eu l’éclosion du rookie Matisse Thybulle, tout cela semble un peu léger pour retourner en finale NBA, ce qui serait une première depuis 2001.