NBA - Lakers : Comment Dwight Howard s’est réinventé

Reuters

Avant son retour aux Lakers cette saison, Dwight Howard avait débuté 1043 matchs sur 1044 de saison régulière. Une seule fois, lors d’une carrière débutée en 2004, il s’était assis sur le banc à l’entame d’un match qu’il était en mesure de disputer, lors de sa deuxième saison avec Orlando, en 2005-2006. C’est donc un tout nouveau rôle que le pivot de 34 ans a découvert, puisqu’il a été remplaçant 60 fois sur 62 matchs. Le temps de jeu de celui qui tourne en carrière à 33.6 minutes par rencontre s’en est aussi trouvé considérablement réduit : 19.2 minutes, qu’il rentabilise presque parfaitement, avec 7.5 points, 7.4 rebonds et 1.2 contres de moyenne.

Deuxième joueur le plus adroit de la ligue (74.8%), Howard s’épanouit dans ce rôle de remplaçant au sein d’une équipe qui vise le titre. Il n’aurait pourtant pas dû revenir à Los Angeles, six ans après son départ. Mais DeMarcus Cousins, recruté l’été dernier, s’est gravement blessé, et les Lakers ont dû trouver un plan B. Et Dwight Howard a été préféré à Joakim Noah et Marcin Gortat. Un intérieur polonais qui s’était son ancienne doublure à Orlando et s’est récemment dit "heureux pour Dwight. Il était déjà à Los Angeles, et a pu leur montrer qu’il était en forme. Honnêtement, il est sans doute 10 fois plus athlétique que moi, et c’est ce dont les équipes ont besoin maintenant. Un gars qui peut prendre 10 rebonds et faire deux ou trois contres, et il en est capable", a-t-il déclaré à NBC Sports.

 

"Ça commençait à porter ses fruits"


Régulièrement critiqué pour son manque de maturité, Howard n’a jamais vraiment retrouvé sur la durée son niveau du Magic, quand il tournait à près de 23 points et plus de 14 rebonds par match, en 2010-2011. Une saison où il affichait des statistiques encore plus ébouriffantes en play-offs (27 points et 15.5 rebonds). Après une saison très compliquée chez les Lakers, il allait jouer trois ans à Houston, sans être retenu, avant des expériences sans lendemain chez les Hawks, les Hornets puis les Wizards.

Ce probable futur Hall of Famer, triple meilleur défenseur de l’année, apparu cinq fois dans la All-NBA First Team et à huit reprises au All-Star Game, avait cette faculté de se rendre rapidement indésirable. Mais il a fait profil bas lors de la dernière intersaison. Et certifié à LeBron James que, cette fois, il avait bien changé. Et qu’il était disposé à être remplaçant sans broncher. Il a pour l’instant, tenu parole. Même si la pandémie de coronavirus l’a coupé dans son élan. "Toutes ces choses dont je parlais et sur lesquelles j’ai travaillé, et sur moi-même, ça commençait à porter ses fruits. Donc c’est dur que tout se soit arrêté", a commenté pour le site de la NBA celui qui a hâte de reprendre.
 

Les boss des stats cette saison :