NBA : Julius Randle, un prince à New York

Melissa Majchrzak / NBAE / Getty Images / Getty Images via AFP

Déjà marié, Julius Randle n’a pas eu besoin, au contraire d’Eddie Murphy en son temps, de découvrir New York pour trouver l’amour. Et entre l’ailier fort et la Grosse Pomme, l’idylle poursuit même son bonhomme de chemin. A 26 ans, l’intérieur galopant découvrira dimanche soir le match des étoiles pour la première fois de sa carrière, pour sa septième saison dans la Ligue.

Le boss des Knicks

Drafté par les Lakers en 2014 (7ème choix), Julius Randle a été contraint de s’exiler loin de la Californie pour prendre son envol. Prometteur mais souvent brouillon avec les Angelenos pendant quatre saisons, le natif de Dallas a ensuite pris plus de consistance à New Orleans pendant un an avant de débarquer à New York, avec un statut difficile à cerner… Leader offensif ? Joker en sortie de banc ? Future monnaie d’échange ? Sur le terrain, le numéro 30 a mis tout le monde d’accord. Il est le boss des Knicks.

Depuis dix ans, les All Stars des Knicks se comptent sur les doigts d’une main : Amar’e Stoudemire, Carmelo Anthony (6x), Tyson Chandler, Kristaps Porzingis et donc Julius Randle. Symbole d’une formation new-yorkaise que personne n’attendait à ce niveau au moment du All-Star break (4ème de la Conférence Est, 18v - 17d), Julius Randle est devenu pour sa deuxième campagne au Madison Square Garden l’élément moteur de sa franchise.

Un finisseur devenu aussi créateur

Avec 23.4 points (48.3 FG%/ 41.9 3P%), 10.9 rebonds et surtout 5.5 passes décisives par match, l’ex-Wildcat de Kentucky est devenu une usine à basket sous les ordres de Tom Thibodeau, loin de l’image de joueur unidimensionnel qui lui collait à la peau depuis ses débuts sur les parquets NBA. Toujours aussi à l’aise au rebond, Randle a développé des capacités de passeur extrêmement utile, mettant à profit ses qualités d’attaquant pour créer des espaces pour ses partenaires.

L’amélioration de son tir longue distance a aussi rajouté une corde à l’arc de l’ailier fort, lui permettant de se bâtir un arsenal offensif diablement complet. Tonique et explosif, le gaucher de New York est l’intérieur moderne par excellence. Si les observateurs ont un temps cru que sa taille le gênerait dans sa carrière (2,03m), l’ancien Laker a su au contraire la transformer en atout. Randle se situe effectivement entre deux postes, celui d’ailier et d’ailier fort mais dans une Ligue qui demande toujours plus de polyvalence à ses acteurs, cette versatilité sur le terrain lui sied à merveille. A quelques jours d’honorer sa première cape All-Star à Atlanta, Julius Randle est parvenu à replacer les Knicks sur la carte de la NBA et à les placer dans la course aux Playoffs. Et ça, ce n’était pas gagné d’avance.


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