NBA [J-13] Les Suns attendent la lumière

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Car Ricky Rubio est le nouveau meneur de la franchise

Le MVP de la Coupe du Monde débarque dans l’Arizona avec une grosse pression sur les épaules. Après des années d’errements sur le poste de meneur, les Suns ont enfin décroché une signature d’envergure à cette position. Après un bon passage à Utah, l’Espagnol aura les clés du camion à Phoenix et son association avec Devin Booker sur la traction arrière promet quelques festivals offensifs. Le sens de l’interception du champion du monde, dont le remplaçant sera le Français Elie Okobo, pourrait aussi permettre aux joueurs de Monty Williams de courir et de faire mal en transition.

Car l’effectif est enfin bien construit

En plus de Rubio, Aron Baynes (Boston Celtics) et Dario Saric (Minnesota Timberwolves) sont venus renforcer un roster qui commence enfin à ressembler à un groupe NBA. L’Australien va apporter sa dureté dans la raquette tandis que le Croate fournira de l’adresse longue distance dans un rôle d’ailier fort fuyant a priori assez complémentaire à De’Andre Ayton. Enfin, le recrutement de Kelly Oubre en décembre dernier en provenance des Wizards (et prolongé cet été) a semblé donner un coup de fouet au jeu de l’équipe. On attendra ainsi une confirmation de la part d'ex-ailier de Washington.

Car Phoenix en a marre d’être le bonnet d’âne

Les Suns ont réalisé un triplé peu enviable l’an dernier en terminant pour la troisième saison consécutive à la dernière place de la Conférence Ouest. Forcément, l’impatience gagne le cœur des fans de la franchise, fatigués de voir la reconstruction des Suns être aussi chaotique. Le pire, c’est que les choses ne vont pas en s’améliorant puisque Phoenix a enchaîné des campagnes à 24 victoires en 2017, 21 victoires en 2018 et 19 victoires en 2019. Cette saison sera-t-elle enfin placée sous le signe de l’éclaircie pour les Suns ?

Monty Williams face à une montagne

Celle-ci est immense face à la franchise de l’Arizona. Vingt-neuvième défense de la Ligue l’année précédente, Phoenix a pris l’eau bien trop souvent pour espérer de bons résultats. Après moins d'un an sur le banc, Igor Kokoskov a été débarqué fin avril avec le sentiment de n’avoir jamais su peser sur le fonctionnement de son équipe. Pour le remplacer, les dirigeants ont misé sur Monty Williams, ex-coach des Pelicans avant d’être assistant au Thunder puis aux Sixers.


Un CV solide dans toutefois offrir des garanties de succès aux Suns. Pour redresser une maison en perdition, le nouvel entraîneur va devoir mettre fin la culture de la défaite qui s’est installé dans la Talking Stick Resort Arena, créer une alchimie collective enfin viable, redonner le goût de l’effort à ses hommes... Une bien périlleuse mission.


A bientôt 23 ans, Devin Booker est pourtant presque un vétéran dans la grande Ligue. L’arrière, talent offensif formidable, attaque sa cinquième saison chez les professionnels avec une petite cible dans le dos : est-il un joueur capable d’hisser sa formation en Playoffs ? Cela s’annonce cette année encore très compliqué pour l’ancien de Kentucky, même s’il jouera sans doute cette saison avec la meilleure équipe qu’il ait connue en NBA.

Sixième meilleur scoreur du championnat l’an passé devant des pointures telles que Damian Lillard, Kevin Durant ou Bradley Beal, Booker doit s’enlever cette étiquette de « loser magnifique » qui commence à lui coller à la peau tout en diversifiant toujours plus son jeu offensif. Avec la signature de Ricky Rubio, il devrait néanmoins être soulagé à la création du jeu et ainsi pouvoir se concentrer un peu plus sur la finition. On a hâte de voir cela.

Meneurs : Ricky Rubio, Elie Okobo, Jevon Carter, Tyler Johnson, Ty Jerome, Jalen Lecque
Arrières : Devin Booker, Cameron Johnson
Ailiers : Kelly Oubre, Mikal Bridges
Ailiers forts : Dario Saric, Frank Kaminsky
Pivots : De’Andre Ayton, Aron Baynes

14ème de la Conférence Ouest

Chaque été, l’Ouest se renforce et les armadas formées par les Rockets, les Lakers ou les Clippers promettent de dures soirées pour les franchises de bas de tableau. C’est exactement ce que sont les Suns et à moins d’une révolution, on imagine mal Phoenix décrocher plus de 30 victoires dans le prochain exercice. Mais la franchise de l’Arizona paraît être sur la bonne voie avec enfin un effectif à la hauteur des exigences de la NBA. C’est déjà un début.

Le best of des Suns en 2018-19 :