NBA : Embiid, Irving, Conley... Les déceptions de la saison

Reuters

 Kyrie Irving, le mal-aimé

Décrié après son départ de Boston, Uncle Drew n'a pas regagné le coeur des fans, et c'est peu de le dire. A Brooklyn, l'ex-lieutenant de LeBron James a peu joué (20 matchs) et sa saison est a priori terminé depuis fin février et sa blessure à l'épaule. Un tâche d'encre sur un CV qui ne demandait qu'à d'être redoré.

Avec les Nets, le meneur a parfois pris feu, en témoigne des pointes à 54, 50 et 45 points, mais il a globalement montré trop peu de choses pour apporter satisfaction, d'autant que son rôle dans le départ de Kenny Atkinson demeure trouble. Vu par les supporters comme l'avenir de la franchise new-yorkaise avec Kevin Durant, Irving aura une cible dans le dos à son retour sur les parquets. Et il faudra cette fois-ci assumer pleinement son statut.

Ses stats : 27.4 PTS / 5.2 RBS / 6.4 AST / 47.8 FG% / 39.4 3P%

Joel Embiid, leader essouflé 

Entre une méchante blessure à la main début janvier, une épaule touchée fin février et la saison en forme de montagne russe des 76ers, la campagne du Camerounais n'est pas de tout repos. En début de saison, le volubile pivot annonçait vouloir tout gagner : MVP, DPOY, trophée Larry O'Brien.

Quelques mois plus tard, le constat est rude : Embiid n'est pas dans la discussion pour remporter l'un des deux récompenses individuelles et Philly est échoué à la sixième place de l'Est (39V - 26D). Pas fameux pour "le joueur le plus indéfendable de la Ligue", fin de citation...

Ses stats : 23.4 PTS / 11.8 RBS / 3.1 AST / 47.4 FG% / 34.8 3P%

Joel Embiid

 

Mike Conley, meneur à l'envers

Qu'il est difficile de cerner l'association entre Mike Conley Jr et le Jazz. Sur le papier, la signature du meneur historique de Memphis était un formidable coup pour Salt Lake City. Sur le terrain en revanche, c'est un mariage raté. En difficulté extrême avec son tir extérieur, un comble pour un joueur censé apporter une plus-value par rapport à son prédécesseur Ricky Rubio, Conley n'a jamais paru à l'aise dans sa nouvelle équipe, marquant quasiment 10 points de moins en moyenne que lors de sa dernière année à Memphis. Blessé au coeur de l'hiver à l'épaule, l'ancien Grizzlie a subi les évènements tout au long de l'année et en son absence, Utah a paru meilleur sans lui (17 victoires - 6 défaites).

Ses stats : 13.8 PTS / 3.2 RBS / 4.3 AST / 40.5 FG% / 37.6 3P%

Al Horford, la fausse note

Impossible d'évoquer Joel Embiid sans parler aussi d'Al Horford. L'ex-Celtic, arrivé en grande pompe l'été dernier en Pennsylvanie, est finalement devenu un simple remplaçant à Philadelphie ! Une catastrophe pour la direction de la franchise, qui paye 28 M$ pour voir Horford prendre place sur le banc.

A 33 ans et avec un contrat courant jusqu'en 2023, Al Horford pourrait vite devenir un souci majeur chez les Sixers s'il ne se reprend pas. Mais est-ce vraiment du ressort du joueur si son profil d'intérieur ne colle pas avec celui de son coéquipier Joel Embiid ?

Ses stats : 12 PTS / 6.9 RBS / 4.1 AST / 44.2 FG% / 33.7 3P%

Al Horford

 

Draymond Green, retour à la réalité

Points, rebonds, contres, pourcentage au tir, pourcentage à 3-pts : l'ailier fort des Warriors est en-dessous de ses moyennes en carrière dans toutes ces catégories statistiques. Un couac massif et une remise en question sévère pour l'homme qui devait porter Golden State sur ses épaules en l'absence de Stephen Curry et Klay Thompson.

Sauf qu'entouré de joueurs de seconde zone chez le bonnet d'âne de la NBA (15V - 50D), Dramond Green est redevenu... un joueur moyen, parfois encore plus nerveux qu'à l'accoutumée et incapable de stopper l'incessant naufrage des Californiens, soir après soir. Une claque pour un DPOY et triple All-Star. 

Ses stats : 8 PTS / 6.2 RBS / 6.2 AST / 38.9 FG% / 27.9 3P%

Et aussi : Lauri Markkanen, Dejounte Murray, LaMarcus Aldridge, Gary Harris, Blake Griffin (liste non-exhaustive)