NBA - Detroit Pistons / Killian Hayes : " Notre vraie saison rookie, c'est maintenant"

Reuters
À l'heure d'entamer sa deuxième saison de NBA le 21 octobre prochain face aux Chicago Bulls, Killian Hayes et ses Detroit Pistons entameront une nouvelle année de reconstruction avec un futur très grand joueur à ses côtés, un autre meneur de jeu : Cade Cunningham. Le numéro 7 de la franchise du Michigan, a accordé un long entretien à l'Équipe. Il s'est livré sur sa saison passée avec sa blessure et la différence avec le jeu européen, puis sur sa créativité au poste de meneur. " C'est vrai qu'avec les gars on se dit que notre vraie saison rookie, c'est celle qui va commencer. L'année dernière il manquait l'énergie du public qui peut te booster et te faire gagner", a déclaré le natif de Lakeland en Floride.

Une blessure qui bouscule les scénarios


Il a aussi abordé la difficulté de bien débuter une saison rookie avec des "scénarios" dans la tête rapidement stoppée par une blessure longue de trois mois. " Sur le coup, c'était frustrant. Quand tu arrives en NBA, tu as des scénarios dans la tête. Et tu te retrouves bloqué dans ton élan. C'est dur au début, et j'ai pris ça comme un challenge. Tu t'imagines en héros, mais ce n'est pas la réalité. Quand tu te fais drafter, tu te vois mettre 20 points par match. Et puis quand il t'arrive un événement comme une blessure, il faut penser vite et passer rapidement à autre chose." Pour le fils de DeRon Hayes lui aussi ancien professionnel de basket, la grande différence entre l'Europe et la NBA réside dans l'intensité mais sur l'aspect mental. " Avant, je n'étais pas aussi conscient de l'importance de la santé mentale. Maintenant, elle est très importante. C'est impératif d'être bien psychologiquement, de façon à être motivé tous les jours. C'est dur, avec 82 matches, d'être connecté."

Une créativité à l'instinct


Si Killian Hayes fait partie des meilleurs joueurs de sa génération au poste de meneur c'est grâce à sa créativité et sa vision de jeu sans égal, ce passeur hors-pair a évoqué cet aspect du jeu. " Ma vision de jeu je ne l'ai pas vraiment appris. C'est de l'instinct et de la créativité. Parfois, c'est une passe difficile à faire mais tu as envie de la faire. Je les travaille bien sûr, mais c'est par instinct que la belle passe arrive. J'essaie toujours de faire la passe qui semble impossible, mais je vais trouver le moyen de la faire glisser entre les défenseurs. C'est ça, la créativité, c'est trouver la solution pour faire des passes difficiles." Très vite, le meneur (ou arrière) aura l'occasion de remettre ses qualités au service des Pistons pour aller chercher le meilleur bilan possible.

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