NBA : Comment les Knicks peuvent espérer s’en sortir ?

Les New York Knicks n’ont plus rien à voir avec leurs glorieux anciens. Avec moins de 32% de victoires, 21 succès pour 45 défaites cette saison, 29eme équipe de la NBA au nombre de points par match, 27emes au nombre de passes décisives par match, les joueurs de « Big Apple » sont sur le chemin qui va leur faire manquer les play-offs pour la septième saison consécutive, eux qui n’ont plus connu la phase finale du championnat depuis leur élimination par les Pacers en demi-finale de conférence lors de la saison 2012-2013. Et ce alors que, dans les années 1990, voir les locataires du Madison Square Garden passer le cap de la saison régulière était la norme, quand bien même le dernier titre date de presque 50 ans. La question qui doit tarauder les supporters des Knicks doit être, comment la franchise de New York peut-elle s’en sortir afin de revivre des moments de gloire ?

Plus de stabilité sur le banc ?


C’est quasiment une constante depuis le départ de Jeff van Gundy durant la saison 2001-2002, les Knicks ont une instabilité chronique au poste d’entraîneur. Lors des 20 dernières saisons, seul Mike d’Antoni a pu rester en poste plus de deux saisons. Depuis la démission de ce dernier en mars 2012 et son remplacement par Mike Woodson, dernier technicien à avoir mené la franchise de New York en play-offs, pas moins de six entraîneurs se sont succédés avec Mike Miller qui a pris en main la destinée de l’équipe après un bilan de quatre victoires pour 18 défaites en tout début de saison. Une instabilité chronique qui n’aide visiblement pas à remettre les Knicks au cœur de la bataille pour les play-offs, les neuf victoires de retard sur Orlando, actuel dernier qualifié dans la Conférence Est, ne plaidant pas pour une fin de saison en boulet de canon qui, quand la situation sanitaire le permettra, leur permettra arracher une place dans le Top 8. Installer un staff sur la durée sera sans doute un ingrédient nécessaire à l’avenir pour remonter dans la hiérarchie.

Un manque de leadership sur le terrain


Depuis le départ de Carmelo Anthony lors de l’intersaison 2017, les New York Knicks n’ont jamais su saisir l’opportunité de s’appuyer sur un joueur cadre, un véritable leader pour reconstruire leur équipe. Ce nouveau leader, les dirigeants des Knicks ont un temps espéré qu’il serait Kristaps Porzingis. Le Letton, arrivé d’Espagne lors de la saison 2015-2016 n’a cessé de monter en puissance durant ses trois premières saisons NBA. Mais cette progression a été stoppée net en février 2018 avec une rupture du ligament interne du genou gauche qui l’a longtemps tenu éloigné des terrains et qui, finalement, a convaincu les dirigeants des Knicks à l’envoyer à Dallas dans un échange de grande ampleur. Une place de leader qui est revenue à un duo composé de Julius Randle (19,5 points par match, 64 matchs disputés) et de Marcus Morris (19,6 points par match, 43 matchs disputés). Mais le départ vers les Clippers de ce dernier a été un coup dur supplémentaire pour Mike Miller. Un effectif rompu au plus haut niveau et qui s’engage sur la durée, les Knicks doivent en rêver mais, à l’heure actuelle, il leur est difficile d’avoir des arguments crédibles leur permettant d'attirer des grands noms.

La draft, un bon moyen pour reconstruire


Cette phase de reconstruction, les dirigeants des Knicks l’ont peut-être déjà lancée en sous-main. En effet, dans le cadre du « trade » qui a envoyé Marcus Morris et Isaiah Thomas aux Clippers, la franchise new-yorkaise a pu récupérer les droits de l’Ukrainien Issuf Sanon, prometteur meneur/arrière, mais également trois choix de premier ou deuxième tour lors des Draft 2020 et 2021, pour laquelle elle a récupéré un choix de premier tour protégé. Une manœuvre qui devrait, ainsi, permettre aux Knicks de miser sur de jeunes éléments à fort potentiel afin de retrouver tout ou partie de leur lustre d’antan. Il leur faudra toutefois avoir plus de flair que par le passé, eux qui comptent de moins en moins sur un autre joueur au potentiel intéressant déniché dans le championnat de France, un certain Frank Ntilikina. Toutefois, personne ne doit en être dupe à New York, le chemin sera long pour voir les Knicks retrouver une place au soleil dans un championnat toujours plus compétitif.