NBA: Adam Silver assume pleinement la sanction infligée au propriétaire des Suns

Reuters

"J'ai eu du mal à le croire lorsque je l'ai appris", a déclaré Adam Silver. "J'en ai été attristé, découragé... Le comportement (du propriétaire des Phoenix Suns Robert Sarver) est indéfendable et je pense que nous avons (dans cette affaire) fait preuve d'équité." La NBA a annoncé mardi avoir suspendu un an Robert Sarver et lui avoir infligé une amende de dix millions de dollars pour comportements racistes et misogynes. Pendant cette période, il ne peut plus diriger de franchise et il lui est interdit d'assister à des rencontres, comme de fréquenter les installations des équipes de la NBA et de la WNBA.

Il est reproché à Robert Sarver d'avoir traité ses employées de manière inéquitable, utilisé des "mots ne tenant pas compte des sensibilités raciales", un langage sexuellement connoté et d'avoir eu une attitude relevant du harcèlement. Selon le rapport d'enquête, Robert Sarver a notamment prononcé au moins cinq fois "le mot en n****" et dit à une de ses employées enceinte qu'elle ne pourrait plus faire son travail correctement si elle devenait mère. "Je n'ai pas le droit de l'écarter de cette franchise", a affirmé Silver, répondant aux critiques de certains sportifs américains, parmi lesquels la star des Phoenix Suns Chris Paul, estimant qu'il n'avait pas été assez sévère.

 "Nous aurions pu enclencher un processus de départ"

Adam Silver s'est refusé en effet à mettre cette affaire sur le même plan que l'affaire Sterling: en 2014, il avait banni à vie Donald Sterling, alors propriétaire des Los Angeles Clippers, après la publication d'enregistrements privés dans ledsquels celui-ci tenait des propos racistes. Il l'avait contraint à vendre sa franchise et à verser une amende de 2,5 millions de dollars sous forme de dons à des organismes luttant contre les discriminations. "Nous aurions pu enclencher un processus de départ (contre le propriétaire) de cette franchise (...) Mais j'ai pris finalement la décision de ne pas aller jusque là", a ajouté le dirigeant, en expliquant qu'il "avait accès à des informations que le public n'a pas" et qu'il "était à même de juger la globalité des faîts" dans ce dossier.


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