Stravius, encore un nouveau monde 

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Inoxydable Stravius. Longtemps, Hugues Duboscq ou Fabien Gilot furent les capitaines de route increvables de l'équipe de France. Un rôle dont se montre tout à fait digne aujourd'hui un Jérémy Stravius (31 ans) toujours présent au plus haut niveau. Comme en atteste ce jeudi la... 90e médaille individuelle aux championnats de France de celui qui a su trouver un nouvel élan en quittant son cocon amiénois et son coach de toujours Michel Chrétien pour rejoindre Nice et Fabrice Pellerin. 

 

 

Stravius, titré sur 50m dos, avait affiché la couleur dès les séries du matin en satisfaisant largement aux minima (24"65) : "Un chrono comme ça me donne des petites idées pour cet été", clamait-il déjà au micro de beIN SPORTS. Un été sud-coréen, à l'occasion des Mondiaux de Gwangju (21-28 juillet), qui seront les cinquièmes du Picard, puisqu'en finale, il s'imposait sans coup férir, même s'il allait moins vite qu'en séries (24"92). 

"Plus de risques cet été"

Stravius devient ainsi le huitième qualifié pour ces prochains championnats du monde ; il rejoint les 3 premiers détenteurs de billets au titre de leurs médailles individuelles des Championnats d'Europe 2018, à Glasgow (Charlotte Bonnet, sur 100 m et 200 m, Mehdy Metella, sur 100 m et 100 m papillon, et Fantine Lesaffre, sur 400 m 4 nages), mais aussi les heureux élus de cette semaine bretonne que sont Béryl Gastaldello (100m dos), Marie Wattel (100m papillon), David Aubry (1500m) et Damien Joly (1500m).  

"Une qualif’ pour les Mondiaux, c’est le plus important. Le but, c’était aussi de confirmer le temps (des séries), c’est un peu moins bien, mais je n’ai pas pris de risques, cet été, j’en prendrai plus…", lançait toujours plein d’ambitions l’homme du jour, qui pourrait aussi remettre le couvert d’ici la fin de semaine, dès vendredi sur 100m (puis sur 100m papillon). "Ça peut donner de beaux chronos, avec Clément (Mignon), Maxime (Grousset), Mehdy (Mettella), une grosse finale demain après-midi, je pense qu’on sera plusieurs à pouvoir faire le temps demain matin (des minima)", prédit-il, avant d’avoir cette confidence au sujet de son exil niçois : "C’est un renouveau pour moi, un peu une deuxième carrière que je finirai l’an prochain". Ce sera Tokyo 2020 et ses derniers JO avec l’espoir d’y décrocher une première médaille olympique en individuel.

Au Japon, où pourrait l’accompagner un certain Léon Marchand, champion de France senior pour la première fois sur 200m papillon en 1’58’’60 (*) et déjà bluffant à seulement… 17 ans ! "Je vise surtout Paris (2024), mais dans un coin de ma tête, il y aussi Tokyo 2020". Stravius est prévenu : la relève pousse…
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(*) Le jeune nageur du TOEC aura poussé jusqu’au bout le Suisse Jérémy Desplanches, vainqueur de la finale, avec à la clé la meilleure performance française de l’histoire dans sa catégorie d'âge.