Championnats de France : Direction Tokyo pour Bonnet sur 100m nage libre et Tomac sur 200m dos



Les performances ont tout de même été au rendez-vous à Chartres ! Dans une journée au déroulement largement chamboulé à cause de soucis techniques sur le bassin, deux billets pour les prochains Jeux Olympiques de Tokyo ont pu être distribués. En effet, tout comm Yohann Ndoye Brouard, Mewen Tomac est désormais assuré de doubler 100m et 200m dos cet été dans la capitale japonaise. A l’occasion de la série rapide mise en place pour remplacer le déroulement habituel de la compétition, le nageur d’Amiens est parti très fort avant de finir de manière moins efficace. Mais l’essentiel était bien là avec un temps de 1’56’’82, bien inférieur au minima. Le Suisse Roman Mityukov a signé le deuxième temps (1’58’’15) alors que les médailles reviennent à Geoffroy Mathieu et Yohann Ndoye Brouard. « Le dernier 50m était très dur mais je suis content car je gagne et on fait le temps. J’ai un peu de mal cette année sur cette distance mais me rapprocher de Yohann Ndoye Brouard, ça fait du bien, a confié le champion de France au micro de beIN SPORTS. Il faudra voir pour m’organiser car il doit y avoir de meilleures stratégies. Je me suis dit ‘ça passe ou ça casse’ et c’est passé ! »


Bonnet prive Gastaldello du 100m nage libre à Tokyo


En toute fin de programme, la série rapide du 100m nage libre a été observée de près. Alors que Marie Wattel avait déjà validé son billet pour Tokyo lors de la première fenêtre de qualification, cette course était la clé pour Charlotte Bonnet et Béryl Gastaldello, toutes deux candidates à une place aux côtés de la Marseillaise. Si Marie Wattel n’a rien laissé à ses rivales (53’’34), cette série rapide n’a pas fait mentir son nom. En effet, Charlotte Bonnet a pris la deuxième place en 53’’71 et devance Béryl Gastaldello (54’’24). Toutes deux en-dessous des minima, c’est la place qui fait foi et la Niçoise se qualifie donc pour les prochains Jeux Olympiques. « Je m’étais dit que je voulais faire un temps mais pas 53’’3, que j’ai fait toute l’année. C’est bien parce que je confirme mais j’avais envie de passer un cap et de rapprocher des 53’’0 voire du record de France, a confié Marie Wattel peu après sa course au micro de beIN SPORTS. Ça été spécial aujourd’hui (samedi), il a fallu rester mobilisée donc je prends ce titre avec grand plaisir, je suis contente. Mais c’est à Tokyo qu’il faudra voir ce que ça donne. » Une journée de compétition qui a également vu Adeline Furst s’offrir son premier titre de championne de France sur le 800m nage libre (8’38’’60), loin derrière Anna Egorova (8’34’’78) mais devant Aurélie Muller et Lara Grangeon.


Hénique s’offre un nouveau record de France


L’autre performance majeure de cette journée dans le bassin de Chartres, c’est celle de Mélanie Hénique en finale du 50m papillon. La nageuse de Marseille a, en effet, descendu une nouvelle fois le record de France de la distance avec une finale remportée en 25’’17 devant Analia Pigrée et Lucie Delmas. « Je prend un meilleur départ, je me sens mieux dans ma nage. J’ai pratiquement nagé les yeux fermés, je voulais rester concentrée et laisser mon corps faire, a confié la championne de France au micro de beIN SPORTS. Je suis contente de ce chrono. Je me régale et je prends du plaisir à chaque course. Je suis contente car quand je suis bien en papillon, je suis bien en nage libre. » La finale masculine, pour sa part, a vu Thomas Piron battre son record personnel en 23’’55 pour remporter son premier titre de champion de France. « C’est fou. Je fais un bon 100m nage libre hier (vendredi), j’avais à coeur de faire un bon 50m papillon, a déclaré le Lyonnais après sa finale. Il était ouvert, il manquait des grosses têtes. Je savais que j’étais en forme sur ces championnats mais je ne m’attendais pas à aller aussi vite. » Enfin, l’émotion était présente lors de la finale du 200m brasse féminin, remportée par Fantine Lesaffre (2’27’’27). C’était, en effet, la dernière course de Fanny Deberghes, qui a tout donné mais se contente de la troisième place ex-aequo avec Justine Delmas. « La course était très difficile à gérer. Ce sont des émotions contradictoires mais c’était difficile à aborder car c’était la dernière et j’avais à coeur de terminer en prenant le maximum de plaisir, a déclaré la nageuse de Sarcelles. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, je ne suis pas déçue. »

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