MotoGP : Quartararo n'a pas caché sa déception

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C’est un euphémisme de dire que Fabio Quartararo était déçu. Passé au travers du Grand Prix de Thaïlande ce dimanche, ayant une nouvelle fois montré ses difficultés dès que la pluie s’invite en course, le champion du monde en titre a perdu gros. Bien aidé par Johann Zarco, qui n’est pas passé à l’attaque sur lui, Francesco Bagnaia s’est rapproché à deux points du Français avec encore trois Grands Prix à disputer. Alors qu’il ne s’est pas présenté à la presse à l’issue de la course, « El Diablo » s’est contenté d’un communiqué de son écurie Yamaha pour donner son sentiment sur ce zéro pointé. « La pluie est arrivée au pire moment pour nous », tout d’abord déclaré le Niçois avant de regretter le fait de n’a pas avoir « eu beaucoup de temps sur piste humide avant le début de la course, juste quelques minutes ». Parti depuis la quatrième position, Fabio Quartararo a bouclé le premier tour à la 17eme position.


Crutchlow au soutien de Quartararo


Le Français n’a ensuite jamais été en mesure de remonter. « Les premiers tours étaient très difficiles. Jack Miller m'a fait sortir large au virage 1 et c'est allé de mal en pis, a ajouté le pilote français dans ce communiqué. J'ai essayé de trouver des sensations mais je me suis fait une frayeur au virage 4 et la visibilité était très mauvaise. » S’il admet avoir « une idée de la cause de (ses) difficultés », Fabio Quartararo assuré qu’il faudra « faire des analyses approfondies pour faire mieux à l’avenir ». Plus disert face aux micros à l'issue de ce Grand Prix de Thaïlande, Cal Crutchlow a confié que les problèmes inhérents à la Yamaha « étaient exacerbés » sous la pluie et que Yamaha aura besoin de travailler pour corriger le tir. « Fabio Quartararo tournait exactement comme moi, il n'arrivait pas à prendre les virages, a ajouté le Britannique, pilote d’essais du constructeur japonais et remplaçant d’Andrea Dovizioso dans l’écurie RNF. Et quand on est lent en courbe, on n'a pas d'adhérence à l’accélération. » Mais Cal Crutchlow en est convaincu, le Français « est bon sous la pluie ».

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