Rennes a bien fait de l'aborder

Reuters
Gaëtan Laborde semblait indissociable de Montpellier et de son compère Andy Delort. Et pourtant, c'est bien lui qui réussit individuellement le meilleur début de saison parmi les deux anciens attaquants héraultais, qui ont laissé le MHSC bien en peine. A la pointe du Stade Rennais, l'ancien Bordelais est tout simplement le meilleur buteur de Ligue 1 avec sept réalisations en dix matchs. En marquant la semaine dernière à Metz (0-3) d'une magnifique Madjer, il a désormais plus souvent trouvé la faille sous son nouveau maillot, après avoir inscrit ses trois premiers buts de la saison avec Montpellier. Le voilà à quatre unités sur les quatre dernières rencontres, dont l'ouverture du score face au Paris Saint-Germain il y a deux semaines (2-0) où il avait également délivré la passe décisive à Tait.

Au sommet de son art à 27 ans, Gaëtan Laborde représente au mieux la dynamique retrouvée par les Rennais tant qu'il en était encore temps, avec ces quatre matchs sans défaite - meilleure série en cours, à égalité avec Lyon. En s'imposant aussi vite dans une autre équipe, il prouve sa forte qualité intrinsèque. "Depuis que je suis petit, j’ai toujours joué pour marquer des buts, rappelle-t-il pour Ouest-France. Après, j’étais un peu perso à l’époque, je ne faisais pas beaucoup de passes (rire). Mais ça, c’est quand tu as cinq ou six ans. Après, tu progresses, tu comprends qu’il faut faire des passes pour en recevoir. C’est vrai qu’on ne me mettait jamais défenseur aux entraînements ou aux matchs, ce n’était pas possible." Et ça ne viendrait toujours pas à l'idée de Bruno Génésio...

Enfin, Gaëtan Laborde a su trouver un nouvel alter ego au Stade Rennais, en la personne de Martin Terrier avec qui il partage cette intelligence dans tous les compartiments du jeu, que ce soit dans les déplacements ou la justesse des choix. D'après le directeur sportif Florian Maurice, Gaëtan Laborde a même apporté "une manière de jouer différente, un peu plus haute avec du pressing encore plus fort". Ce qui permet à l'entraîneur du SRFC de s'appuyer et d'insister sur un véritable 4-4-2. A quinze millions d'euros, l'investissement en valait assurément la peine pour le club breton, aux ambitions exponentielles et qui reçoit déjà un vrai retour sur investissement de la part de cette valeur très sûre du championnat de France. Et plus seulement, puisque c'est face à Tottenham qu'il avait débloqué son compteur.

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