Camavinga n'a pas (du tout) le temps

Panoramic
Depuis plus d'un an, les records de précocité s'amoncellent pour Eduardo Camavinga. C'était le cas en club, ça l'est désormais aussi chez les Bleus (voir sous l'article) où il est d'ores et déjà devenu le plus jeune sélectionné depuis l'après-guerre. Et il n'y a aucun doute qu'il deviendra, soit samedi en Suède, soit mardi contre la Croatie, le premier international français à être né dans les années 2000, puisque Didier Deschamps l'a dit en conférence de presse : "Il aura du temps de jeu. Il faut gérer car il est jeune, mais on ne fera pas d'exception. Je ne l'ai pas pris pour faire plaisir, même s'il y a le risque qu'il connaisse une période plus difficile..."


Le sélectionneur s'est encore enthousiasmé de son but face à Montpellier la semaine dernière, ce qui n'est pas trop son genre : "Ces deux, trois feintes de corps qu'il fait sans toucher au ballon... Il a une aisance technique." Olivier Giroud a aussi livré ses impressions : "Il nous bluffe un peu par samaturité, sur et en dehors du terrain. J'avais déjà vu quelques-uns de ses matchs avec Rennes, je ne suis pas surpris. Il est très à l'aise, très prometteur et tellement jeune, 17 ans... Mais ce qui m'a le plus étonné à son arrivée au château, c'est que j'ai trouvé quelqu'un de souriant, naturel et spontané, à l'aise avec tout le monde, très sociable. Honnêtement, c'est un très bon petit et je pense que c'est le début d'une longue aventure pour lui en bleu."

Le parallèle avec un certain Kylian Mbappé est inévitable, et Olivier Létang - qui a connu les deux joueurs, en tant que directeur sportif du PSG puis président de Rennes - ne manque pas de le faire (sur Canal+ Sport) : "Ils ont la même personnalité. Ils éblouissent. Dès qu'ils rentrent dans une pièce, il se passe quelque chose. Tout lui glisse dessus. Je suis d'accord avec Didier Deschamps, tout a été facile et il y aura probablement des moments difficiles. Mais c'est un joueur particulier, et il fera probablement partie des meilleurs mondiaux." Avec ce souvenir encore bien ancré en tête : "Je me rappelle d'un triplé en National 3, il avait quinze ans et j'avais l'impression d'un adulte face à des enfants."