Ligue 2 : En pleine bourre, ils peuvent prétendre à rejoindre la Ligue 1

Tino Kadewere (Le Havre)


9 buts lors des six premières journées du championnat et une précision chirurgicale, Kadewere a commencé l’exercice 2019-2020 sur les chapeaux de roue, à tel point qu’un départ durant les dernières heures du Mercato estival n’était pas à exclure. Depuis, la cadence infernale du Zimbabwéen est retombée (3 buts en 8 matchs) en même temps que le HAC est rentré dans le rang (9eme). Mais un attaquant qui plante des buts en Ligue 2 peut se vendre à bon prix et le club normand en a conscience. La somme demandée risque d’être certainement un peu élevée pour les clubs de Ligue 1 mais un départ vers l’étranger (Premier League ou Championship) contre un chèque à deux chiffres est loin d’être une utopie.

Tino Kadewere, le crack du HAC

Yoane Wissa (Lorient)


Après deux saisons à échouer dans l’objectif de remonter en Ligue 1, Lorient semble enfin décidé à valider ce palier. Deuxièmes derrière Lens, les Merlus font bonne impression depuis la reprise de Christophe Pélissier. Comme à Amiens, le technicien a importé son jeu vers l’avant de Picardie et le Stade du Moustoir se régale vraiment par séquence. Les supporters ne sont pas les seuls à s’éclater. Si Pierre-Yves Hamel est forcément attendu (5 buts, 4 passes), c’est bien Yoane Wissa qui explose dans ce premier tiers de la saison. L’ailier est le deuxième meilleur buteur de L2 (8 buts) et a déjà égalé son record personnel du temps où il était prêté à Ajaccio (2017/2018). Désormais centenaire en L2, le natif de Villeneuve-Saint-Georges veut s’imposer dans l’élite avec Lorient ou ailleurs, chose qu’il n’a pas réussi lors de son passage à Angers.

Mattéo Tramoni (AC Ajaccio)


Aux portes de la relégation la saison dernière avec une 17eme place, l’AC Ajaccio n’est pas passé loin du précipice. Mais le club corse s’est relevé et de quelle manière. Grâce aux arrivées en prêt de Bayala et Courtet, l’ACA joue les premiers rôles avec un 3eme place avant de reprendre le chemin des pelouses ce week-end. Si l’ancien Lensois et Lorientais occupent le devant de la scène, Mattéo Tramoni continue son ascension. Déjà un cadre à seulement 18 ans la saison dernière, le milieu excentré confirme depuis la reprise (3 buts et 2 passes en 13 matchs) malgré un transfert estival qui ne s’est pas fait. Le gaucher a prolongé jusqu’en 2023 avec son club formateur mais c’était avant tout pour qu’Ajaccio puise toucher quelque chose. Après Bordeaux cet été, il ne serait pas surprenant de voir un club de milieu de tableau de L1 tenter le coup.

Ibrahim Sissoko (Niort)


Une saison réussie en National avec Béziers, il y a deux ans avec à la clé une accession en Ligue 2. Désireux de poursuivre dans le club biterrois, il avait été prêté par Lorient avant que les Merlus ne le rappellent après seulement 13 matchs. Seulement, la connexion n’est jamais passée avec Mickael Landreau (3 bouts de matchs) et Sissoko a préféré mettre les voiles cet été. Bien lui en a pris puisque l’attaquant s’éclate à Niort. Malgré la pression de succéder à Ande Dona Ndoh, parti à Nancy, le natif de Créteil a les épaules solides depuis 5 mois (8 buts en 14 matchs) ce qui lui permet de se mettre en évidence chez des Chamois qui jouent le ventre-mou du championnat. Avec son physique imposant (1m90), Ibrahim Sissoko est dans la lignée de ces attaquants longilignes qui réussissent dans l’antichambre de la Ligue 1. Mais est-ce que ce sera suffisant pour voir au-dessus ?

Maxence Lacroix (Sochaux)


Comme Ajaccio, Sochaux a évité de peu la descente en National la saison dernière. Et malgré des comptes gelés pour se renforcer durant l’été, le club doubiste est aujourd’hui dans les hautes sphères du championnat. Un renouveau grâce à son centre de formation comme à la belle époque sochalienne. S’il fallait ressortir un joueur, Maxence Lacroix est certainement celui qui est la plus grosse surprise. Après 7 matchs, il avait été boudé durant la fin de saison dernière mais Omar Daf semble désormais lui faire confiance. Le jeune défenseur central (19 ans) enchaîne les belles prestations et forcément attire l’œil. Face à la situation économique de Sochaux, chaque million est à prendre. Une vente avec un prêt dans la foulée cet hiver comme il est souvent coutume d’en voir entre la L1 et la L2 est loin d’être une idée saugrenue.

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