Strasbourg : Habib Diallo sait se faire accepter

Panoramic
Jamais deux sans trois... Mais non. Habib Diallo, qui avait marqué lors de ses deux premiers matchs avec Strasbourg, contre Lyon (2-3) puis à Brest (0-3), n'est pas parvenu à récidiver lors de la défaite à Reims la semaine dernière (2-1). Malgré tout, le Sénégalais représente bien un grand espoir de renouveau du côté des Alsaciens, coincés à l'avant-dernière place et qui ne doivent pas laisser partir le wagon trop loin. Ludovic Ajorque, qui n'avait marqué qu'un but lors des cinq premiers matchs, a lui aussi marqué deux fois en deux rencontres au côté de son nouveau compère. Hasard ou coïncidence ?

"Il est bon dos au but, il sait garder les ballons, ils ont à peu près le même profil mais ils se complètent bien, observe déjà Ibrahima Sissoko (en conférence de presse), son coéquipier déjà rencontré à Brest en 2018. Ils vont se trouver de plus en plus, ça peut faire très mal. Par rapport à Brest, il est encore plus tueur. Il apporte cet instinct de buteur." Ajorque sera absent vendredi face à l'OM (suspendu), tout comme son coach Thierry Laurey positif au Covid. Celui-ci, après le succès à Brest, ironisait dans un sourire : "C'est pour ça qu'on lui a signé un chèque avec quelques zéros !" Car rien n'était fait pour que l'aventure strasbourgeoise démarré bien pour Habib Diallo, et c'est bien à ça que Laurey fait référence...

Après deux années déjà très correctes à Brest - sept buts en seize matchs pour finir la saison 2016-2017, puis neuf buts en 33 matchs la saison suivante -, l'international sénégalais a explosé à Metz, surtout avec cet incroyable exercice 2018-2019 à 26 buts en 37 matchs (dont un quadruplé pour son premier match à domicile, le portant sur une série de sept buts en trois matchs). La saison passée, pour sa première en Ligue 1, il s'en est encore tiré avec douze réalisations en 26 rencontres, ce qui l'a consacré septième meilleur buteur du championnat. Alors, voir Strasbourg l'arracher, ça n'a pas plu du tout aux rivaux messins... Surtout qu'un message vocal sur Instagram, à l'attention d'un supporter, a mis le feu aux poudres.

"Vous ne savez pas tout ce qu'il se passe. Ce n'est pas de ma faute si je pars, c'est le club qui me force. Beaucoup de clubs ont mis bien plus, mais finalement je signe à Strasbourg... J'ai dit que je voulais rester, ils n'ont pas voulu. Si je restais, ils m'ont dit carrément que je ne jouerais pas." Depuis, il l'assure : "C'est du passé. Je pense à ma carrière." Il fallait bien de tels débuts pour faire passer la pilule, aussi, à ses nouveaux fans. Et il faudra inévitablement une suite assez rapide, aussi.


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