Stevan Jovetic, l'atout caché de l'AS Monaco

Valery HACHE / AFP

Pour la première fois depuis sa signature à Monaco en 2017, Stevan Jovetic enchaîne les titularisations au mois d'avril. Après avoir été longtemps gêné par les blessures, il s'épanouit enfin sur le Rocher avec une saison complète et une participation au sprint final de la Ligue 1. Et quel sprint ! En 2021, l'attaquant n'a pas manqué le moindre match et a été décisif lors de ses trois dernières apparitions dans le championnat de France. Depuis le 1er janvier, le natif de Titograd a été impliqué sur un but toutes les 96 minutes. Grâce à ce rendement, un des meilleurs de l'Hexagone, il a poussé Wissam Ben Yedder sur le banc et permet à l'ASM de croire encore au titre. Revenu de loin, l'ancien joueur de Manchester City et de l'Inter Milan justifie enfin les 10 millions d'euros dépensés pour lui faire signer un contrat de quatre ans en 2017.

Les efforts de Jovetic récompensés


La semaine passée face à Dijon, Jove a atteint la barre des cinq buts en championnat. Parmi ceux qui y sont parvenus en Ligue 1 cette saison, seul Ibrahima Niane a un temps de jeu inférieur au sien. La preuve que l'attaquant de 31 ans a su briller dans un rôle de supersub. Capable de faire la différence dans les fins de match, il a été promu à un statut de titulaire au cours du printemps. Capable de se mettre au service du collectif en s'asseyant sur le banc, il a aussi accepté de le faire sur le terrain en s'impliquant davantage dans le travail défensif. Il n'en fallait pas plus pour obtenir la confiance de Niko Kovac. En plus d'apporter de la densité au secteur offensif monégasque pour enchaîner les bons résultats, le numéro 10 du club de la Principauté profite de sa polyvalence pour marquer et faire marquer ses coéquipiers en pesant sur les défenses adverses.

Une plus-value inattendue dans une fin de saison où chaque but pourrait avoir son importance dans la course au titre. A l'aise aux côtés de Kevin Volland, Stevan Jovetic est sur une pente tellement ascendante que sur le Rocher, on pense désormais à prolonger son contrat qui arrive à échéance en juin. Un moyen de s'assurer que ça ne soit pas la dernière fois que le champion d'Angleterre 2014 brille dans le sprint final de la Ligue 1.


>