PSG : Sergio Ramos, débuts influents sous le maillot parisien

Panoramic

Habitué au soleil madrilène et aux chaleurs andalouses, Ramos a découvert son nouveau maillot, ses nouveaux partenaires et son nouvel environnement sans sembler s'émouvoir des frimas du Forez, trop heureux de renouer enfin le fil de sa carrière perturbée par les blessures. Cela faisait depuis début mai que l'ancien capitaine emblématique du Real Madrid, qui a rejoint Paris en juillet après 16 saisons en merengue, n'avait pas joué en match officiel. La faute à des problèmes récurrents à un mollet, qui ont retardé son intégration et semé le doute sur la capacité du champion du monde 2010 à retrouver son niveau, à 35 ans. "Ce sont des moments difficiles, des moments de solitude, beaucoup d'heures passées dans le gymnase, avec le kiné, le préparateur physique...", a reconnu Ramos dans une entretien diffusé dimanche par Amazon Prime Vidéo. "Au final, difficile de ne pas ressentir un peu de négatif, qui te fait parfois douter. Mais j'ai toujours cru en moi et à mon travail."

90 minutes disputées


Ramos, dont c'était seulement le huitième match disputé en 2021, a dû prendre son mal en patience: son retour, initialement espéré en septembre, a traîné en longueur. Il n'a repris l'entraînement collectif que durant la trêve internationale, début novembre. Et il n'a effectué son premier déplacement au sein du groupe parisien que mercredi sur la pelouse de Manchester City mercredi en Ligue des champions (défaite 2-1), sans entrer en jeu. C'est dire si ses débuts en Ligue 1 étaient attendus. Disputant l'intégralité de 90 minutes de jeu, Ramos a répondu avec maîtrise, du haut de son immense expérience. On l'a vu applaudir ses partenaires et donner de la voix, écarter des ballons chauds sur corner (22e) ou faire admirer ses transversales limpides pour faire basculer le jeu. "Il a l'expérience, c'est un grand champion. Il nous apporte son vécu, ses connaissances, son savoir-faire, tout ce qui l'a construit en tant que joueur", avait prévenu samedi son entraîneur Mauricio Pochettino. Dimanche, Ramos a d'ailleurs été le Parisien ayant touché le plus de ballons en première période, avec une cinquantaine d'interventions.

Présent dans le combat


Dans le combat, l'Andalou a aussi répondu présent, comme sur ce choc avec Denis Bouanga (10e) ou bien cette prise de bec avec Wahbi Khazri, venu le percuter dans le rond central (61e). On l'a même vu réclamer le ballon dans les pieds en pleine surface adverse sur le but de la délivrance, celui du 2-1 inscrit par Angel Di Maria, tant était grande sa soif de victoire. Ramos n'a néanmoins pas tout réussi, manquant telle ou telle transmission en raison de mésententes avec des partenaires qu'il découvre encore. Et sur l'ouverture du score de Denis Bouanga, l'Espagnol est pris dans son dos, au même titre que Marquinhos avec qui il formait la charnière parisienne.

Mais comme l'avait souligné son entraîneur Mauricio Pochettino samedi en conférence de presse, Ramos "a besoin de compétition et de s'adapter à un nouveau championnat", une Ligue 1 que le défenseur juge "dure, très physique". Recruté pour deux saisons, soit jusqu'en 2023, le quadruple vainqueur de la Ligue des champions a désormais à coeur de montrer qu'il n'est pas venu à Paris en préretraite. "Je suis pleinement concentré pour me montrer à la hauteur de la confiance qu'on m'a témoigné, j'ai hâte de retrouver mon meilleur niveau", a-t-il lancé au micro de Prime Vidéo. "Je pense que je peux être compétitif encore quatre ou cinq ans, tant que la tête suivra. J'espère que je n'aurais plus de problèmes physiques."


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