Nantes : Louza sort du silence après les insultes racistes



Imran Louza ne digère pas avoir reçu un message empli de haine, après la défaite du FC Nantes contre l'OGC Nice, dimanche dernier (1-2). Le jeune milieu de terrain âgé de 21 ans a porté plainte contre le pseudo-supporter et a témoigné, dans L'Equipe, suite à cet incident. Précisant qu'il s'agissait de la première fois qu'il était la cible d'insultes racistes, il a reconnu s'être étonné par la gravité des propos. "Je sors à la fin du match et comme d'habitude je me trimbale sur Insta (Instagram), sur mes publications, et j'ai reçu un message assez dur. Que je n'ai pas totalement accepté. Dans ces phrases, il y a des propos racistes, des menaces de mort, ma famille est menacée. Je lis ce message, je capture directement, avant qu'il soit supprimé, et je le publie. Ensuite, je le supprime pour pas que ça fasse trop de bruit", a-t-il expliqué, finalement satisfait de l'ampleur prise, par la suite.

"On n'a pas le droit de rabaisser quelqu'un à cause de sa couleur"


Décrivant sa famille comme touchée, en particulier sa mère, "Ouh là, ça va trop loin, il ne faut pas laisser passer ça !", le natif de Nantes a salué l'implication de la Ligue qui, depuis dimanche soir, ne cesse de s'activer sur l'affaire. Pour Louza, une personne ne doit pas être en mesure de déverser tant de haine. Soutenu par son club, il espère pouvoir faire avancer les choses dans la lutte contre le racisme. "Que son cas serve d'exemple pour d'autres personnes qui ont dit ça ou peuvent se permettre de penser de telles choses. Pas forcément pour condamner la personne ou quoi que ce soit, mais pour qu'elle comprenne que ce qu'elle a fait, c'est débile. Que ça n'a pas de sens, en fait", a-t-il expliqué, pleinement convaincu dans son combat : "Il y a eu beaucoup trop de racisme ces derniers temps dans le football, et s'il faut lutter contre ça, je le ferai. Qu'on soit blanc, beur ou black, on n'a pas le droit de rabaisser quelqu'un à cause de sa couleur. Ça reste du football, ça reste du plaisir, ça reste une passion."

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